Les municipales sous protection contre le Covid-19

Élus

Finie la poignée de main avec le maire en sortant de l’isoloir ! Le second tour des élections municipales se déroulera dimanche 28 juin 2020 dans des conditions sanitaires renforcées pour limiter les risques de contamination au Covid-19 lors des opérations de vote.

Plusieurs règles du Code électoral ont été adaptées pour le scrutin qui se tiendra pour la première fois en période d’urgence sanitaire.

Plus de procurations

C’est la principale innovation pour tenter de relancer la participation. Tout électeur pourra être porteur de deux procurations, permettant de voter à la place d’une autre personne, au lieu d’une jusqu’à présent, au sein d’une même commune. Ceux qui ne peuvent pas se déplacer en raison de l’épidémie ont la possibilité de demander à leur commissariat ou leur gendarmerie que l’on vienne recueillir leur procuration à leur domicile.

Pour la première fois également, de telles demandes de procurations pouvaient être recueillies dans des « lieux accueillant du public » listés par les préfets, et non plus seulement dans les commissariats, gendarmeries et tribunaux judiciaires.

Pour limiter les risques de fraude, les personnes habilitées à les recueillir restent toutefois les mêmes – officiers de police, gendarmes… Mais ni les maires ni les adjoints n’ont le droit de le faire, malgré leur qualité d’officier de police judiciaire.

Moins de contacts

Deux panneaux électoraux par liste au lieu d’un devaient être installés devant les lieux de vote pour y apposer deux affiches, l’une pour permettre aux candidats de se faire connaître, l’autre plutôt destinée à exposer leur programme à l’issue d’une campagne minimale.

Les bulletins de vote qui avaient été imprimés pour le second tour, initialement prévu le 22 mars, restent valables le 28 juin, même s’ils portent la date du 22 mars. Et la carte d’électeur ne devra pas être obligatoirement tamponnée après signature de la liste d’émargement pour limiter les échanges.

Des électeurs masqués

Chaque bureau de vote devra être équipé d’un point d’eau avec du savon ou du gel hydroalcoolique et toutes les personnes présentes devront porter un masque. Pour les électeurs, il s’agira soit d’un masque « grand public », soit d’un masque chirurgical et il pourra leur être demandé de le retirer pour permettre de les identifier.

Comme au premier tour, les bureaux de vote devront être aménagés pour assurer une distance d’au moins un mètre entre chaque personne. Le nombre d’électeurs pouvant accéder simultanément dans un même bureau sera limité et priorité donnée aux personnes vulnérables pour voter.

Un affichage rappelant l’obligation de port du masque et les mesures barrières devra être en place à l’entrée de chaque bureau de vote.

Protéger les scrutateurs

Les membres du bureau de vote (constitué d’un président et de deux assesseurs), les scrutateurs, les électeurs assistant au dépouillement et, le cas échéant, les candidats et leurs délégués, devront porter un masque « chirurgical ».

À l’issue du vote, il sera possible d’assister au dépouillement à condition, là encore, de porter un tel masque de protection et de respecter les gestes barrières, dans la limite des capacités d’accueil.

Pour éviter que des personnes vulnérables soient exposées s’il manque des assesseurs, ils seront pris parmi les électeurs présents selon l’ordre suivant : « le plus jeune, puis le deuxième électeur le plus jeune », et non le plus âgé puis le plus jeune, comme c’est habituellement le cas.

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