Les coopératives ont créé 7 000 emplois en deux ans

Emploi

Le secteur coopératif affiche son dynamisme, avec près de 7 000 emplois créés depuis 2017, ce qui porte le nombre total d’emplois à 60 400 en France, selon le bilan publié mercredi 29 mai 2019 par la Confédération générale des Scop.

La croissance nette est de 2 585 emplois sur un an et de 6 891 sur deux ans, « ce qui permet d’être optimiste sur le plan de développement Cap 70 000 emplois, lancé en 2017, à l’échéance fin 2020 », estime le mouvement.

Selon Jacques Landriot, président du mouvement, « près d’un emploi sur deux généré par les nouvelles créations provient d’une transmission d’entreprise saine aux salariés ».

Les sociétés coopératives ont généré, en 2018, 5,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit une hausse de 6,2 % sur un an.

Fatima Bellaredj, déléguée générale de la Confédération générale des Scop, précise que « 77 % des sociétés coopératives sont bénéficiaires et ce taux reste élevé quel que soit le secteur ».

Les Scop ont un taux de pérennité de 68 %, supérieur au taux moyen des entreprises françaises, de l’ordre de 60 % selon l’Insee.

Sur les 3 311 sociétés coopératives, 300 nouvelles Scop ont été créées, en 2018, dont 46 % dans le secteur des services.

Modèle original remontant aux coopératives ouvrières du  XIXe siècle, les Scop cherchent la rentabilité à long terme et appartiennent à leurs salariés, qui sont associés et majoritaires : ils possèdent au moins 51 % du capital et 65 % des droits de vote.

À côté des Scop, les Sociétés coopératives d’intérêt collectif ou SCIC créées en 2001, dont le capital est également détenu par les salariés, peuvent associer clients, usagers, collectivités publiques autour d’un projet d’intérêt général.

Scop ou SCIC, chaque associé a une voix lors des assemblées générales.

Les SCIC sont particulièrement dynamiques avec une progression de 14 % de leur nombre en un an, soit 868 SCIC.

Un bon exemple est Enercoop, née en 2004 de la volonté d’une vingtaine d’acteurs des énergies renouvelables, d’associations citoyennes et de l’économie sociale et solidaire. Enercoop réunit aujourd’hui six parties prenantes, producteurs d’énergie verte, consommateurs, salariés, partenaires, porteurs de projet et ollectivités locales pour vendre de l’énergie 100 % renouvelable.

Aujourd’hui, 60 % des SCIC sont actives dans le secteur des services et autour de  10 % dans le commerce, l’éducation, la santé et l’action sociale respectivement.

Récemment, le premier centre de santé fondé en SCIC a vu le jour à Paris (Centre Richerand), souligne Fatima Bellaredj.

Une SCIC s’est montée à Langogne en Lozère avec la Confédération des commerçants de France et la Confédération générale des Scop pour revitaliser le centre ville.

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