Déchets nucléaires : signature d’un projet de territoire autour du centre de stockage

Énergie

Un Projet de développement du territoire (PDT) autour du futur centre de stockage des déchets nucléaires, à Bure (Meuse), a été signé vendredi 4 octobre 2019 par la secrétaire d’État à la Transition écologique, Emmanuelle Wargon, dix collectivités locales et des opérateurs de la filière nucléaire.

« L’idée est que le projet Cigéo soit une opportunité de développement à la fois de qualité de vie pour les habitants, mais aussi de développement économique », a indiqué Mme Wargon lors d’une conférence de presse à l’issue d’un Comité de haut-niveau (CHN).

« On en profite pour réfléchir à comment on projette ce territoire pour les 10, 15, 20 années qui viennent. Quels types d’activités, d’emplois, de formation, d’attractivité » mettre en place, a-t-elle ajouté.

À Bure, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) expérimente, dans un laboratoire, les conditions d’exploitation du futur centre industriel de stockage géologique (Cigéo) qui sera construit entre la Meuse et la Haute-Marne.

Ce projet, estimé à 25 milliards d’euros, vise à enfouir à 500 mètres sous terre, quelque 85 000 m3 des déchets les plus radioactifs ou à vie longue du parc nucléaire français, à partir de 2035.

Il est vivement contesté devant la justice et sur le terrain par des militants qui dénoncent sa « dangerosité ».

Le PDT, doté d’une enveloppe de 500 millions d’euros sur cinq ans, dont 200 millions financés par l’Andra, s’articule autour de quatre axes.

Les deux premiers concernent « la proximité » : dessertes routières et ferroviaires, fibre otique, services de santé, formation professionnelle…

Les troisième et quatrième sont « plus prospectifs » et doivent « être encore complétés » autour du développement économique de la Meuse et de la Haute-Marne, avec notamment la question de la consolidations des filières métallurgique, agricole ou d’ingénierie civile, a développé Mme Wargon.

La construction du centre de stockage des déchets radioactifs créera jusqu’à 3 000 emplois directs et son exploitation nécessitera 500 emplois, a rappelé le préfet, Alexandre Rochatte.

Le CHN se « donne encore un an » pour établir une fiscalité spécifique aux deux départements, a dit Mme Wargon.

Il réunit deux fois par an, au ministère de la Transition écologique et dans la Meuse, État, acteurs de la filière électronucléaire, dix collectivités locales, les élus, ainsi que les groupements d’intérêts publics des deux départements.

Le projet Cigéo est vivement contesté devant la justice et sur le terrain par des militants qui dénoncent sa « dangerosité ».

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