L’éolien a progressé en 2019 et créé de l’emploi

Énergie

La capacité du parc éolien français a progressé et continué de créer de l’emploi en 2019 et début 2020, malgré un retard lié à la crise sanitaire, selon l’Observatoire de l’éolien publié mardi 22 septembre 2020 par France énergie éolienne (FEE).

Le parc éolien a augmenté de 11 % par rapport à 2018, à 16,6 gigawatts, avec 8 000 éoliennes en 2019, selon cette étude de la FEE, qui regroupe 90 % des acteurs du secteur en France.

La part de l’éolien a atteint 6,3 % de la production électrique française (+ 21 % par rapport à 2018), qui reste dominée à plus de 70 % par le nucléaire.

« La filière démontre que la transition énergétique est porteuse d’emploi, avec une progression de 11 % des emplois en 2019″, selon la FEE. « 20 200 personnes travaillent désormais dans ce secteur. »

La hausse des investissements et de l’emploi en 2019 et début 2020 est en grande partie liée à l’entrée en construction du premier parc éolien en mer au large des côtes françaises, à Saint-Nazaire, d’une capacité de 480 mégawatts.

Le parc éolien en mer de Fécamp, d’une puissance de 497 mégawatts, va également débuter sa construction, pour une mise en service prévue d’ici 2023.

La FEE estime que la crise sanitaire pourrait retarder entre 300 et 700 mégawatts de capacité éolienne sur les prochaines années, mais met l’accent sur la continuité de production, avec un taux de couverture moyen pour l’éolien de 8,8 % au premier semestre.

La tendance à la concentration des fabricants de turbines s’est par ailleurs maintenue, les quatre leaders (Enercon, Vestas, Senvion et Nordex) représentant plus de 83 % de la puissance installée.

Chez les exploitants, les géants français Engie et EDF continuent de dominer le marché avec des capacités de 2 584 et 1 675 mégawatts fin juin 2020.

La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili, citée dans le rapport, assure que le gouvernement travaille à « simplifier les procédures relatives à l’éolien en mer, sans réduire la place accordée au dialogue avec les parties prenantes, et accompagner le développement des premiers parcs ».

La feuille de route du gouvernement en matière énergétique prévoit de doubler d’ici à 2028 la capacité éolienne terrestre et de lancer chaque année un appel d’offres pour l’éolien en mer d’environ 1 gigawatt, rappelle la FEE.

« La filière est prête à atteindre ces objectifs, a déclaré le président de FEE Nicolas Wolff lors d’une conférence de presse, mais pour cela il faut absolument lever certaines contraintes. »

« Aujourd’hui l’urgence est à la cohérence », a-t-il ajouté, appelant le gouvernement à « libérer de l’espace », 47 % du territoire français étant aujourd’hui interdit à l’éolien.

La France est le 4e pays éolien en Europe par sa puissance raccordée derrière le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Allemagne.

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