Hospitalisation des enfants : le défenseur des droits recommande d’améliorer l’accueil des parents

Enfance et famille

Le Défenseur des droits Jacques Toubon a recommandé vendredi au gouvernement d’encourager les hôpitaux à améliorer la prise en charge des enfants et l’accueil de leurs proches, notamment en garantissant le « droit à la présence parentale ».

Manque d’information, traitement insuffisant de la douleur, parents ne pouvant rester auprès de leurs enfants dans certains établissements… Des associations avaient alerté le Défenseur des droits sur les difficultés parfois rencontrées par les familles lors de l’hospitalisation d’un mineur.

La mise en place d’un groupe de travail en 2014 lui a, depuis, permis de formuler une série de recommandations à l’adresse du Premier ministre Manuel Valls, de la ministre de la Santé Marisol Touraine et des hôpitaux, pour harmoniser et améliorer les conditions de prise en charge des enfants et des adolescents. Les instructions encourageant la présence parentale ne sont pas toujours respectées, « notamment en raison de leur caractère non contraignant », souligne le défenseur des droits, alors que dans certains pays, comme la Suède et le Portugal, « les lois autorisent la présence permanente des parents, jour et nuit, (…) quel que soit le type de service ».

Il recommande alors à la ministre « de consacrer par la loi un droit à la présence parentale dans le cadre du Code de la santé publique », afin d’organiser « un véritable accueil des parents (…) au sein des hôpitaux ».

Autre problème soulevé, les délais anormalement longs observés pour le versement par les caisses d’allocations familiales de l’allocation journalière de présence parentale, qui arrive souvent aux familles « sous 6 mois au lieu de 15 jours ». La gestion de cette aide pourrait être confiée à un guichet unique national, suggère le défenseur des droits.

Par ailleurs, l’instauration progressive de services de soins dédiés aux adolescents n’empêche pas à certains d’entre eux de se retrouver hospitalisés dans des unités pour adultes, notamment en psychiatrie, secteur en manque de moyens financiers.

Jacques Toubon recommande alors de garantir, jusqu’à 18 ans, la prise en charge des mineurs dans des services adaptés, et d’encourager le développement d’un réseau de prise en charge spécifique aux adolescents.

D’une manière générale, il recommande au Premier ministre de mettre en œuvre une « politique transversale à l’égard des enfants et des adolescents » pour harmoniser et adapter les pratiques sur le territoire, et de mieux former les équipes soignantes à la prise en charge de la douleur chez l’enfant.

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