La présence des parents autorisée auprès des enfants nés prématurés

Enfance et famille

L’accès des parents aux services hospitaliers de néonatologie doit être systématiquement recherché, affirme le gouvernement.

La Société française de néonatologie (SFN) a publié, le 20 avril 2020, une recommandation portant sur l’accès des parents dans les services de néonatologie au sein des maternités. Celle-ci souligne les bienfaits pour la santé de l’enfant de la présence des deux parents après la naissance, en tant que partenaires privilégiés de l’équipe soignante.

La SFN formule également des  consignes permettant d’adapter cet accompagnement à la situation de crise sanitaire actuelle. Le secrétaire d’État chargé de la Protection de l’enfance a annoncé, le 24 avril 2020, soutenir les recommandations de la SFN en faveur de la présence des parents aux côtés de l’enfant né prématuré, dans le  strict respect des consignes de sécurité liées à l’épidémie de Covid-19. La publication de la Société française de néonatologie intervient peu de temps après celle du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), qui s’est, quant à lui, prononcé en faveur de la présence du père en salle de naissance pendant la période Covid-19.

Leurs recommandations « doivent guider l’ensemble des établissements concernés, dans le respect des organisations médicales locales et des décisions des équipes soignantes », indique Adrien Taquet. Le secrétaire d’État a rappelé que, dans le cas d’un enfant né prématuré, la séparation précoce peut affecter la santé mentale des parents, mais aussi avoir des effets durables sur la programmation émotionnelle et le neurodéveloppement des nouveau-nés. « L’accès des parents aux services hospitaliers de néonatologie doit donc être systématiquement recherché, même dans la période particulière à laquelle les établissements de santé sont confrontés », insiste Adrien Taquet.

La présence des parents est encouragée et même parfois simplement rendue possible grâce à l’accueil en maisons des parents, qui leur permettent de se rapprocher du lieu d’hospitalisation de leur enfant, et qui font partie intégrante du dispositif d’accès aux soins pédiatriques, notamment en néonatologie ou en cancérologie. En période de Covid-19, le maintien de l’activité de ces maisons doit être favorisée, assure le secrétariat d’État. Lorsqu’elles celles-ci ont dû fermer, il convient de pallier cette fermeture par des solutions alternatives d’hébergement accessibles financièrement pour les parents. « La réouverture des  maisons des parents doit être une priorité dans le respect des consignes et des gestes barrière, et dans le cadre d’un accompagnement par les fondations qui les financent, les hôpitaux de rattachement et les Agence régionales de santé (ARS) », a conclu Adrien Taquet.

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