Selon l’Unaf, le PLFSS 2020 a un goût amer pour les familles

Enfance et famille

L’Unaf critique deux mesures du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 en défaveur des familles.

Adopté par l’Assemblée nationale en première lecture le 29 octobre, le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2020 viendra en discussion en séance publique au Sénat à compter du 12 novembre. L’Union nationale des associations familiales (Unaf) accueille favorablement deux mesures du texte, mais dénonce surtout deux autres dispositions : le quasi gel des prestations familiales et la réduction des indemnités journalières maladie pour les familles nombreuses. L’Union déplore que « la réduction de la politique familiale continue, alors que les indicateurs sont pourtant au rouge : baisse de la natalité, hausse du chômage des mères, stagnation de la pauvreté des enfants, recul de l’offre d’accueil de la petite enfance. »

Les deux mesures positives

  • L’indemnisation du congé proche aidant

Son introduction dans la loi constitue « une avancée positive ». Cependant, pour rendre pleinement effectif le recours à ce congé, l’Unaf demande que la durée de son indemnisation soit alignée sur la durée du congé inscrit dans le droit du travail, soit durant 1 an.

  • Le service public de recouvrement des pensions alimentaires

Pour l’Unaf, le nouveau service public de recouvrement des pensions alimentaires peut contribuer à la prévention des impayés de pensions et à une meilleure compréhension de l’objet de cette contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant, notamment pour les débiteurs. Toutefois, s’il permet de mieux répartir le coût lié à la charge d’enfants entre les deux parents, il ne saurait pour autant suffire à répondre aux problématiques de niveau de vie liées à la séparation et aux surcoûts qui en découlent, ajoute l’Union.

Les deux mesures négatives

« Malheureusement, ce PLFSS 2020 prévoit aussi des mesures négatives qui sont de plus grande ampleur pour les familles », critique l’Unaf.

  • La sous-revalorisation des prestations familiales

Les familles modestes, les familles nombreuses, les familles monoparentales sont les principales victimes du quasi-gel des prestations familiales, décidé pour 2019 et  reconduit pour 2020, pointe l’Unaf. L’Union estime la perte liée à cette sous-indexation à près de 400 millions d’euros pour les familles.

  • La réduction des indemnités journalières aux dépens des familles nombreuses

Le PLFSS 2020 prévoit une réduction importante d’un quart des indemnités journalières versées aux actifs, parents de familles nombreuses, au-delà d’un mois de maladie. « Cette disposition est choquante et socialement injuste, s’indigne l’Unaf. Sur le plan des principes, il s’agit d’un recul de la solidarité nationale. »

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