Le Service public de l’insertion et de l’emploi devient une réalité

Insertion

Le gouvernement a sélectionné 31 territoires pour développer le Service public de l’insertion et de l’emploi (SPIE) en 2021.

La création d’un service public de l’insertion et de l’emploi (SPIE) figure au cœur de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté présentée par le président de la République le 13 septembre 2018. Celui-ci doit traduire la conviction du chef de l’État que seul l’accès à l’emploi permet une sortie durable de la pauvreté. Les travaux menés dans le cadre de la concertation SPIE montrent que l’efficacité des parcours d’insertion, pour les personnes rencontrant des difficultés d’accès au marché du travail, doit être renforcée, explique le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion. « Le droit à un accompagnement personnalisé doit plus que jamais devenir une réalité tangible et accessible en tout point du territoire », affirme-t-il.

À l’issue d’un premier appel à manifestation d’intérêt lancé mi-décembre 2020, le gouvernement vient de sélectionner les 31 territoires qui vont déployer le SPIE en 2021. Annoncés le 20 avril, les territoires retenus sont les suivants :

  • Allier,
  • Alpes de Haute-Provence,
  • Alpes-Maritimes,
  • Ardennes,
  • Aude,
  • Aveyron,
  • Bouches-du-Rhône,
  • Calvados,
  • Charente,
  • Charente-Maritime,
  • Collectivité européenne d’Alsace (CeA),
  • Côte-d’Or,
  • Doubs,
  • Drôme,
  • Essonne,
  • Eure,
  • Guyane,
  • Haute-Saône,
  • Landes,
  • Loiret,
  • Loir-et-Cher,
  • Marne,
  • Mayenne,
  • Oise,
  • Orne,
  • Pas-de-Calais,
  • Puy-de-Dôme,
  • Sarthe,
  • Tarn,
  • Val-d’Oise,
  • Yvelines.

En 2021, l’État consacre un budget total de 30 millions d’euros au déploiement du SPIE, dont :

  • 15 millions d’euros pour soutenir la mise en œuvre des projets dans les territoires sélectionnés,
  • 15 millions d’euros pour l’accompagnement technique national, notamment les solutions numériques à mettre en œuvre.

Voici les actions qui seront proposées par les 31 premiers territoires retenus.

Un diagnostic pour concrétiser son projet de reprise d’activité :

  • Proposer aux personnes une même méthode de diagnostic, quelle que soit la structure qui accompagne (département, Pôle emploi, mission locale, Cap emploi, PLIE…) ;
  • Réaliser ces entretiens de diagnostic et projet conjointement par un spécialiste du champ social et du champ professionnel.

La coordination et le suivi partagé du parcours :

  • Systématiser un point de situation de toutes les personnes accompagnées pour s’assurer qu’elles ont des entretiens réguliers, que les délais sont réduits entre chaque étape du parcours, par exemple, entre une immersion en entreprise et une entrée en formation ;
  • Organiser des groupes de professionnels de différentes structures pour qu’ils identifient ensemble des solutions pour les personnes rencontrant le plus de difficultés dans leur retour à l’activité ;
  • Proposer aux personnes de continuer à les accompagner dans les premiers mois de leur reprise d’activité.

La coordination et la connaissance de l’offre :

  • Recenser les solutions d’insertion dans les champs professionnels et sociaux sur le territoire ;
  • Organiser la mobilisation des entreprises pour favoriser le retour à l’emploi dans les secteurs en tension via les immersions et la formation ;
  • Concevoir ensemble de nouvelles offres d’accompagnement.

Une méthode d’accompagnement :

  • Associer les usagers à l’évaluation des accompagnements ;
  • Développer la formation et les temps d’échanges conjoints entre les professionnels des différents acteurs.

Un espace d’échange entre territoires sera animé, au niveau national, pour capitaliser les bonnes pratiques, détecter les difficultés, identifier des solutions communes, afin d’avancer rapidement sur le déploiement de ce nouveau service public.

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