Quid des aires d’accueil pour les gens du voyage ?

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Le Collectif des associations unies a réitéré, mi-juillet, sa demande d’une « action gouvernementale volontariste en faveur de l’accueil et de l’habitat des gens du voyage ».

Avec le slogan « Les gens du voyage sont nos voisins », le Collectif des associations unies pour une nouvelle politique publique du logement des personnes sans abri et mal logées interpelle, à nouveau, les pouvoirs publics pour exiger une « action gouvernementale volontariste en faveur de l’accueil et de l’habitat des gens du voyage ».

De fait, 10 ans après la loi du 5 juillet 2000, les gens du voyage « restent considérés comme illégitimes sur la majorité de nos territoires, rappelle le Collectif. Le taux de réalisation des objectifs de création d’aires d’accueil reste à un niveau extrêmement bas (- de 50 %). Les équipements existants restent pensés en marge des agglomérations et des services de droit commun, sachant que leurs modes de gestion méritent souvent d’être réinterrogés, tant dans leur coût que dans la qualité des prestations ».

Selon le Collectif, « l’État ne prend pas la mesure de ces enjeux ». Dans ce contexte tendu, il appelle donc à «  une  action publique concertée qui prenne en considération les gens du voyage dans un objectif d’égalité d’accès aux services et de cohésion sociale ». Pour le Collectif, cette action publique doit reposer, notamment, sur les piliers suivants :

  • La réalisation des équipements d’accueil conformément aux objectifs des schémas départementaux ;
  • La prise en compte de l’inscription sur nos territoires des gens du voyage dans les politiques d’habitat ;
  • L’accès aux aides personnelles au logement des ménages qui vivent en caravane ;
  • La concertation et le dialogue avec les gens du voyage et les associations.

Posté le par Rédaction Weka

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