Du progrès dans la lutte contre le décrochage scolaire

Jeunesse

Selon les chiffres du ministère de l’Éducation nationale, le nombre de décrocheurs a régressé au cours des cinq dernières années.

La ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a présenté, début décembre, le bilan des mesures mises en œuvre depuis un an dans le cadre du plan national d’actions « Tous mobilisés pour vaincre le décrochage », lancé le 21 novembre 2014. Ces mesures se concrétisent, aujourd’hui, par « des chiffres encourageants », notamment concernant les jeunes sortant du système scolaire sans diplôme. Najat Vallaud-Belkacem a ainsi pu annoncer « deux bonnes nouvelles. Alors qu’il y a cinq ans, on comptait près de 136 000 jeunes qui décrochaient chaque année, ils sont aujourd’hui 110 000. Dans le même temps, nous sommes passés de 620 000 jeunes de 18 à 24 ans sans diplôme à 494 000. » Ces chiffres sont « la preuve que les politiques publiques peuvent enrayer ce phénomène », a insisté la ministre.

Najat Vallaud-Belkacem veut « intensifier ce mouvement de baisse du nombre de décrocheurs ». L’engagement de l’Éducation nationale et de ses partenaires se poursuivra donc, notamment à travers la possibilité d’effectuer des parcours aménagés de formation initiale qui donnent aux jeunes de plus de 15 ans en rupture une expérience alternative temporaire (stage, service civique…), tout en restant sous statut scolaire ; la mise en place d’alliances éducatives visant à renforcer la collaboration de tous autour du jeune décrocheur. Le nouveau droit à se réinscrire dans son établissement d’origine pour les candidats ayant échoué au baccalauréat contribuera à ce que « des milliers de jeunes disposent d’une nouvelle chance d’accès à la qualification en étant accueillis et accompagnés de façon particulièrement attentive », a ajouté la ministre.

Concernant la prise en charge de ceux qui ont quitté le système éducatif, l’Éducation nationale participera à des actions dont la mise en œuvre est coordonnée par les régions. « Ainsi, nos structures de retour à l’école (micro-lycées, lycées nouvelle chance…) se développent en complémentarité des E2C, des Épide, du service militaire volontaire et des actions menées par les entreprises qui, en contrepartie d’obtention de marchés publics, accueillent des décrocheurs », a précisé Najat Vallaud-Belkacem.

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