L’apprentissage des étudiants, un investissement rentable, selon une étude

Jeunesse

L’apprentissage durant les études supérieures peut être considéré comme un investissement « créateur de valeur aussi bien pour la société que pour les finances publiques », selon une étude publiée lundi 4 octobre 2021 par le cabinet Astérès.

« Un apprenti rapporte directement entre 2 000 et 5 000 euros de plus à la collectivité » qu’un jeune entrant sur le marché du travail sans apprentissage après une formation initiale « en raison d’un taux d’insertion et de salaires plus élevés à la sortie des études », d’après l’étude.

En se basant sur les données du gouvernement et de l’Insee, Astérès a calculé que « sur quatre années, l’apprentissage génère 425 000 emplois supplémentaires, 41 milliards d’euros de valeur ajoutée et rapporte 11 milliards d’euros aux finances publiques ».

Le cabinet arrive à la conclusion que « pour chaque euro investi dans l’apprentissage plutôt que dans la formation initiale et dans les aides aux jeunes n’ayant pas trouvé d’emploi, la valeur ajoutée augmente de 17 % et les recettes publiques de 30 % ».

Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, l’apprentissage dans le cadre d’une formation post-bac a concerné 203 800 jeunes durant l’année scolaire 2019-2020, soit 7,5 % des étudiants de l’enseignement supérieur.

Le ministère du Travail a pour sa part dénombré 353 000 contrats d’apprentissage signés dans le secteur privé en 2019 et 495 000 en 2020, soit une hausse de 40 % en un an.

En 2020, les trois quarts des contrats signés concernaient des jeunes ayant au moins le niveau du bac.

Ces chiffres montrent qu’il faut continuer à engager des dépenses publiques pour l’apprentissage même si pour autant « on ne peut pas extrapoler et considérer qu’il faudrait mettre tous les étudiants en apprentissage », prévient Pierre Bentata, économiste chez Astérès.

Marc-François Mignot Mahon, le président du groupe d’enseignement privé Galileo Global Éducation, commanditaire de l’étude d’Astérès, croit néanmoins possible de former à terme en alternance de 20 % à 30 % des étudiants grâce aux possibilités offertes par les nouveaux outils numériques.

Pour cela, il faut selon lui instaurer, « un droit universel à l’emploi-formation pour les 17-25 ans », reposant d’une part sur une flexibilisation des contrats d’apprentissage qui pourraient débuter tout au long de l’année, et de l’autre sur des formations en ligne.

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