Le HCFEA propose de développer des temps et des lieux tiers pour les enfants et les adolescents

Jeunesse

Le Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge suggère au gouvernement de promouvoir un « troisième éducateur des enfants », en sus de l’école et de la famille.

Le Conseil de l’enfance et de l’adolescence du Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA) a remis le 6 avril à la ministre des Solidarités et de la Santé son rapport intitulé « Des temps et lieux tiers des enfants et des adolescents hors famille et hors scolarité ». Un quart du temps disponible des enfants et adolescents se déroule hors de la scolarité et de la famille, constate le Conseil. En 24 propositions, le HCFEA recommande donc de « s’emparer de ce « troisième éducateur des enfants », de structurer une politique publique (à ce jour non constituée) de temps et lieux tiers (TLT) accessibles et qualitatifs, qui donneront du « jeu » aux relations enfants/familles et enfants/école ».

« Il ne s’agit ni de promouvoir une vision occupationnelle à plein dans les TLT, ni de décréter quels champs d’activité les enfants devraient investir », explique le Conseil. « Il s’agit d’ouvrir des possibles de coéducation et socialisation, en réduisant les inégalités ». Selon les champs, le rapport dégage des priorités distinctes. Au programme :

  • Un chiffrage des besoins toutes pratiques confondues (700 000 places en lien avec le plan mercredi, 300 000 places pour les adolescents) ;
  • Des enjeux d’égalité dont des aides aux vacances et une démarche de diagnostic jeunesse pour tout projet d’aménagement du territoire pour favoriser la mobilité et la socialisation de la jeunesse ;
  • Des enjeux de structuration de l’offre et de personnalisation des parcours sur trois priorités : développement des pratiques en amateur artistiques et culturelles, création de clubs de sciences et techniques sur tous les bassins de vie des adolescents et développement de 1 000 tiers lieux culturels, scientifiques et d’appui au montage des projets pour les engagements (dans les bibliothèques, les centres sociaux…) ;
  • Des enjeux d’organisation, de gouvernance et de financement avec une méthode pour articuler échelon local et national ; partenaires associatifs et privés et un soutien (création de 7 000 référents TLT avec une double mission d’élargissement des publics et d’encadrement d’ateliers) et une valorisation du bénévolat (dont l’étude d’une rémunération partielle des heures données par les professeurs animant un club d’activités extrascolaires sur une base volontaire).

En première approche, le surcoût financier serait de l’ordre de 600 à 750 millions d’euros par an pour mettre en œuvre l’ensemble de ces propositions, estime le HCFEA.

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