Neuf régions sont engagées avec l’État pour accompagner les Français qui entreprennent la rénovation énergétique de leur logement

Logement

Faire des travaux dans son logement est souvent difficile sans connaître les aides ou bénéficier de conseils. Lancé fin 2019, le programme SARE (Service d’accompagnement pour la rénovation énergétique) permettra d’informer et de conseiller plus de 1,7 million de ménages et de mener plus de 70 000 audits énergétiques.

Accélérer la rénovation énergétique est une priorité qui peut contribuer à la relance post-crise sanitaire, sur les volets économique, écologique et social. Et la Convention citoyenne pour le climat, qui a remis son rapport à Emmanuel Macron le 29 juin 2020, a pour sa part proposé de renforcer le service public de la rénovation énergétique afin d’informer et d’orienter les Français qui rénoveront leur logement. Dans ce contexte, le gouvernement a validé une « feuille de route » pour déployer le programme SARE (Service d’accompagnement pour la rénovation énergétique). Rappelons que SARE, lancé en septembre 2019 et doté d’une enveloppe financière pluriannuelle de 200 millions d’euros, vise à renforcer la rénovation énergétique sur les territoires, en partenariat avec les collectivités et les réseaux professionnels. Le programme cofinance jusqu’à 50 % des montants engagés par les collectivités par le biais de certificats d’économie d’énergie. Il cible l’information et l’accompagnement des ménages ainsi que l’animation des professionnels pour les aider à monter en compétences et développer une offre de qualité. Il s’adresse également au « petit tertiaire privé », qui a des difficultés en matière de performance énergétique identiques à celles des particuliers.

Des guichets locaux d’information et d’accompagnement seront ouverts sur tout le territoire d’ici la fin de l’année et en Outre-Mer au premier semestre 2021. L’Ademe, pilote du programme, sera chargée de conduire les quatre chantiers de la feuille de route : renforcer l’articulation des dispositifs nationaux et territoriaux ; faciliter l’investissement local dans la rénovation énergétique ; garantir à l’État, aux collectivités et aux opérateurs un cadre juridique et technique sécurisé adaptable aux spécificités locales et enfin, inscrire le programme SARE dans la durée avec l’ensemble des intervenants.

Le 30 juin 2020, le comité d’orientation du programme, qui réunit l’État et les principales associations de collectivités – Régions de France, ADCF, ADF, AMF et France urbaine -, a dressé un premier bilan. Neuf mois après son lancement et à la suite de la signature d’un protocole d’alliance entre Régions de France et l’État le 18 décembre 2019, onze conventions territoriales, couvrant neuf régions, ont été votées ou le seront d’ici fin juillet.** Ces conventions prévoient de mobiliser 100 millions d’euros de certificats d’économie d’énergie en complément de 150 millions d’euros apportés par les collectivités sur trois ans, pour informer et conseiller plus de 1,7 million de ménages, accompagner 90 000 particuliers ou copropriétés ou encore mener plus de 70 000 audits énergétiques. Soit un service d’accompagnement qui couvre plus des trois quarts du territoire.

Pour le président de Régions de France, Renaud Muselier, « la crise a révélé l’importance cruciale d’une bonne coordination entre l’État et les Régions » pour apporter des solutions immédiates à la situation exceptionnelle de ces derniers mois. Elles ont un rôle d’orientation stratégique, de planification, de coordination et d’animation pour soutenir, favoriser et faciliter la mobilisation des différents échelons de collectivités dans la réussite opérationnelle du programme SARE. Renaud Muselier assure que les Régions volontaires pourront aller plus loin dans les politiques essentielles, en étant associées très en amont dans les choix nationaux et dans leurs évolutions.

** Régions Bretagne, Centre Val-de-Loire, Pays de la Loire, Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne Franche-Comté, Grand Est, La Réunion, Nouvelle-Aquitaine, Métropole du Grand Paris et deux départements d’Île-de-France (Seine-et-Marne et Essonne).

Marie Gasnier

Le programme SARE complète les dispositifs des collectivités et de l’État pour accélérer et amplifier la rénovation énergétique des bâtiments. Depuis 2017, le gouvernement a prévu plus de 3,5 milliards d’euros par an d’aides publiques pour financer les travaux (MaPrimeRénov’, aides de l’Anah, Eco-PTZ, TVA à taux réduit à 5,5 %), un renforcement des dispositifs de l’Anah en faveur des ménages modestes et des copropriétés fragiles, une communication commune auprès des ménages et des professionnels avec FAIRE (Faciliter, Accompagner, Informer pour la Rénovation énergétique)…

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