Banlieues : le président de la République prône un changement de méthode

Lutte contre les exclusions

Le chef de l’État a annoncé, le 22 mai, une série de mesures en faveur des quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Depuis l’Élysée, le président de la République a présenté, le 22 mai, une série de mesures pour les quartiers prioritaires de la politique de la ville. « Je ne vais pas annoncer un plan banlieues », a prévenu d’emblée le chef de l’État. Emmanuel Macron veut « changer de méthode », rejetant celle des plans spécifiques dédiés aux quartiers en difficulté. « L’objectif de notre politique est de faire que partout, dans tous les lieux de la République, chacune et chacun retrouve sa dignité », a-t-il insisté.

Voici les principales annonces du chef de l’État :

  • Emmanuel Macron a évoqué la création d’une « Agence nationale de cohésion des territoires », qui cohabiterait avec l’actuelle Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU). Cette nouvelle agence serait un « opérateur de rattrapage » permettant, dans les quartiers comme dans les zones rurales, de « mobiliser les financements publics » et « tous les acteurs ». Par ailleurs, une opération « Cœur de quartiers » sera lancée d’ici l’été sur certaines zones, afin de les « faire sortir en six mois » de leur situation dégradée.
  • 15 000 stages de 3e vont être proposés par les entreprises et 15 000 autres par l’État pour en faire profiter les jeunes des quartiers en difficulté qui ont du mal à en trouver. Une « bourse des stages » sera mise en place d’ici à septembre à cet effet.
  • Un plan de lutte contre le trafic de drogue sera finalisé « d’ici juillet ». Le chef de l’État a réaffirmé son opposition à la légalisation du cannabis.
  • Emmanuel Macron s’est déclaré favorable à la création, en juillet, d’une « instance de recours pour les habitants comme les élus » sur l’équité territoriale et à un « débat d’évaluation sur l’équité territoriale au Parlement ».
  • Le président de la République souhaite développer les échanges entre les préfets et les maires sur la présence dans leurs communes des personnes fichées pour radicalisation islamiste. « Cela vaut pour tous les territoires et ce n’est pas réservé aux quartiers, même si c’est un problème spécifique dans les quartiers les plus difficiles », a-t-il expliqué.
  • Les 120 plus grandes entreprises vont être soumises à des tests anonymes pour détecter les cas de discrimination à l’embauche, au rythme de 40 par an pendant 3 ans.

Posté le par

Recommander cet article

Réagissez à cet article sur le forum