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Départements d’Outre-mer : nécessité d’investir pour résorber les inégalités, selon un rapport

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Il est nécessaire d’investir massivement dans la durée dans les départements d’Outre-mer pour résorber les écarts « considérables » qui existent entre les conditions de vie et chances d’avenir de leurs habitants, et particulièrement des enfants, par rapport à la métropole, selon un rapport.

Départements d'Outre-mer : nécessité d'investir pour résorber les inégalités, selon un rapport

Le Haut conseil de la famille de l’enfance et de l’âge (HCFEA) constate « un écart important entre les conditions de vie et chances d’avenir des habitants, et particulièrement des enfants, des cinq départements/régions étudiés (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, La Réunion) et celles des habitants de métropole », indique-t-il dans ce texte publié lundi 21 mars 2022.

De plus, « concernant Mayotte et à un degré moindre la Guyane, les écarts sont considérables et peu compatibles avec les enjeux d’égalité entre les citoyens que s’est fixée notre République. Cette situation ne peut rester en l’état ».

Le HCFEA préconise donc « des investissements dans la durée à la hauteur des problèmes à résoudre » dans le développement économique, l’éducation et la formation, et le logement.

« À défaut, la trajectoire sera celle d’un écart croissant ou au moins maintenu avec la métropole, nourrissant le débat récurrent sur des relations de type néocolonialiste avec la métropole, avec des niveaux élevés de délinquance, une forte insécurité et des risques d’explosions sociales régulières, comme on en a encore observé récemment », assure le rapport.

Le HCFEA s’inquiète particulièrement de la situation des enfants.

« Il n’est pas du ressort du HCFEA d’émettre des avis sur la manière de conduire une politique de contrôle de l’immigration dans ce contexte qu’il reconnaît comme particulièrement complexe », indique-t-il tout en assurant que « ces habitants doivent bénéficier des mêmes droits que s’ils habitaient dans un autre département. Cela vaut particulièrement pour les enfants (…) notamment en termes d’accès à l’éducation et à un niveau de vie décent, qu’aux autres enfants ».

Ainsi, « en Guyane et à Mayotte notamment, une partie des enfants – soit parce qu’ils sont trop éloignés des écoles, soit pour des raisons de précarité sociale, soit parce qu’ils sont des mineurs isolés ou que leurs parents sont étrangers ou en situation irrégulière – n’ont pas accès à l’école », selon le rapport qui préconise de « faire de la lutte contre la non-scolarisation des enfants un enjeu prioritaire ».

Il y a « 8,5 personnes âgées pour 10 jeunes en Martinique (8 en métropole), 7 pour 10 en Guadeloupe, 3,5 à La Réunion ; en Guyane c’est un peu plus d’une personne âgée pour dix jeunes, et à Mayotte une sur vingt », constate le rapport.

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