Bientôt la cantine à 1 euro pour les familles en difficulté

Éducation

Le gouvernement s’apprête à lancer la « cantine à 1 euro », une mesure qui devrait concerner jusqu’à 10 000 communes.

Sept mois après la présentation de la Stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté, la secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé annonce le lancement, d’ici fin avril, de la « cantine à 1 euro ». L’objectif de cette mesure phare de la stratégie gouvernementale dévoilée le 13 septembre 2018 est de garantir aux familles en difficulté des repas équilibrés pour leurs enfants en milieu scolaire.

En France, ce sont les communes qui fixent le prix des repas à l’école primaire. Conséquence : « Dans beaucoup de communes rurales, les cantines n’offrent pas de tarification sociale, explique Christelle Dubos. Du coup, les familles les plus en difficulté n’y mettent pas leurs enfants ». Pour remédier à cette inégalité, le gouvernement a donc imaginé le dispositif « cantine à 1 euro ». Les communes qui décident de s’y engager recevront une aide de l’État d’un montant de 2 euros par repas. Ce dispositif devrait concerner jusqu’à 10 000 communes, estime le gouvernement.

La secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé a également annoncé la mise en place, à compter du 17 avril, des premiers petits-déjeuners gratuits à l’école. « Une mesure de bon sens, qui s’attaque aux racines des inégalités, a déclaré Christelle Dubos. Dans les zones défavorisées, un enfant sur dix arrive en classe le ventre vide. Il n’a donc pas les mêmes chances d’apprentissage qu’un camarade qui a le ventre plein ». Ces petits déjeuners gratuits sont d’abord proposés dans huit académies, dont celles d’Amiens, de Toulouse et de Montpellier. À partir de la rentrée de septembre 2019, le dispositif sera généralisé à l’ensemble du territoire, a précisé la secrétaire d’État.

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