Dès septembre, des petits déjeuners gratuits pour 100 000 écoliers

Éducation

Dans le cadre de la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, l’État va financer des petits déjeuners pour les écoles situées dans les territoires prioritaires.

Le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et la secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé ont annoncé, fin avril, le financement par l’État de petits déjeuners dans les territoires prioritaires. 6 millions d’euros : c’est la somme que l’État va ainsi consacrer, dès 2019, au financement de petits déjeuners dans les écoles volontaires de ces territoires. Cette mesure se déploie en deux temps. Depuis le mois d’avril, elle est déjà mise en œuvre dans 25 départements relevant des huit académies préfiguratrices d’Amiens, Lille, Montpellier, Nantes, Reims, Toulouse, Versailles et La Réunion.

À la rentrée de septembre, la mesure sera généralisée à l’ensemble du territoire. Les petits déjeuners à l’école pourront alors potentiellement bénéficier à 100 000 enfants dans tous les territoires identifiés. En année pleine, dès 2020, le budget atteindra au moins 12 millions d’euros, ont précisé Jean-Michel Blanquer et Christelle Dubos.

L’objectif du gouvernement est de permettre aux enfants de ne pas commencer la journée le ventre vide, de rester concentrés pendant toute la matinée et ainsi d’apprendre dans les meilleures conditions. « Cette mesure participe à la réduction des inégalités, dès le plus jeune âge », se félicitent le ministre et la secrétaire d’État. Aujourd’hui, 13 % des enfants scolarisés en réseau d’éducation prioritaire (REP et REP+) arrivent à l’école le ventre vide, ont-ils indiqué.

Le pilotage de la mesure est assuré par le ministère de l’Éducation nationale, via les directeurs académiques des services de l’Education nationale (DASEN). Celle-ci est donc destinée aux écoles volontaires de tous les territoires dans lesquels un besoin social est identifié : zones REP et REP+, mais aussi, par exemple, des quartiers de la politique de la ville (quand ils ne sont pas intégrés à l’éducation prioritaire) et certaines zones rurales. « Afin de s’adapter au mieux aux contraintes et aux réalités de chaque école », l’État viendra conseiller et accompagner les initiatives mises en place, qu’elles soient menées par la commune, l’équipe éducative de l’école, une association ou un partenariat entre ces acteurs, toujours en lien avec les parents.

La mise en place de ces petits déjeuners devra suivre les principes suivants :

  • Les petits déjeuners doivent être équilibrés et de qualité,
  • Servis dans le respect des règles de sécurité et d’hygiène alimentaire,
  • Ouverts à tous les enfants,
  • Et accompagnés d’une action d’éducation à l’alimentation et d’une sensibilisation des parents au rôle du petit déjeuner.

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