Écoles : le gouvernement veut largement redéployer les petits déjeuners gratuits

Éducation

Pour diminuer à l’école les inégalités alimentaires, qui ont un impact sur les apprentissages, le gouvernement a annoncé son intention de redéployer les petits déjeuners gratuits, une mesure initiée il y a deux ans mais freinée par la crise sanitaire.

Cette mesure, inscrite dans le plan pauvreté annoncé en 2018 par le président de la République, concernait initialement les « territoires prioritaires ».

Pour en bénéficier, les écoles devaient être volontaires et se situer dans une zone REP (réseau d’éducation prioritaire), REP+ ou quartiers politique de la ville ou encore certaines zones rurales.

En 2019-2020, quelque 153 000 élèves en ont bénéficié, 2,3 jours par semaine en moyenne, selon les cabinets des ministères de la Santé et de l’Éducation nationale.

Mais l’an dernier, la crise sanitaire a freiné son déploiement, souligne-t-on au cabinet de Nathalie Élimas, secrétaire d’État chargée de l’éducation prioritaire.

« Pour faire baisser les inégalités alimentaires qui conduisent à des inégalités dans les apprentissages », le gouvernement souhaite élargir le périmètre des écoles éligibles. Désormais, ce sera l’indicateur de positionnement social (IPS), un outil de mesure quantitatif de la situation sociale des élèves, qui indiquera quels établissements peuvent bénéficier du petit déjeuner gratuit.

« On va pouvoir toucher davantage d’écoles rurales ou « orpheline » », c’est- à-dire privées des moyens de l’éducation prioritaire, se félicite-t-on au gouvernement. « On veut pouvoir proposer un petit déjeuner tous les jours aux élèves des écoles qui se trouvent dans des poches de pauvreté ». Alors que seuls les élèves de CP, CE1 et CM2 pouvaient jusqu’ici en bénéficier, tous les niveaux du primaire seront désormais concernés.

Le budget de la mesure, établi à 12 millions d’euros en année pleine, pourra être porté à 46 millions d’euros en fonction des demandes des collectivités, qui seront mobilisées avec les acteurs de l’éducation.

Aux écoles et aux communes de définir les modalités de mise en œuvre : sur le temps scolaire ou périscolaire, avec du personnel territorial ou de l’éducation nationale.

Cette montée en charge est prévue tout au long du printemps afin d’avoir « le maximum d’écoles engagées en septembre prochain ».

Le gouvernement souhaite aussi « impliquer fortement dans ce dispositif les parents d’élèves, qui ont fatalement été un peu éloignés de l’école avec la crise du Covid ».

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