Réforme de la dépendance : les quatre groupes de travail ont remis leurs recommandations

Personnes âgées

Au terme de six mois de réflexion, les quatre groupes de travail sur la prise en charge de la dépendance ont remis, le 21 juin, leurs rapports à la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, Roselyne Bachelot.

La réflexion des groupes de travail sur la prise en charge de la dépendance touche à sa fin. Les modérateurs des quatre groupes de travail installés en février ont en effet rendu, mardi 21 juin, leurs rapports et leurs recommandations à Roselyne Bachelot et Marie-Anne Montchamp, ministre et secrétaire d’Etat chargées des Solidarités et de la Cohésion sociale. Rappel des thématiques : « société et vieillissement », « enjeux démographique et financier de la dépendance », « accueil et accompagnement des personnes âgées », « stratégie pour la couverture de la dépendance des personnes âgées ».

Les rapports des groupes de travail « Société et vieillissement » et « Accueil et accompagnement des personnes âgées » ont montré qu’il fallait développer des solutions intermédiaires entre le maintien à domicile et les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Ces solutions intermédiaires d’accompagnement doivent favoriser la participation des personnes âgées à la société et prévenir les phénomènes de glissement vers la dépendance.
Par ailleurs, cette prise en charge moins médicalisée impose de rationaliser le système actuellement en place et de mieux coordonner l’offre de soins sur tout le territoire. Pour Marie-Anne Montchamp, « trop de personnes âgées sont hospitalisées et trop longtemps. C’est un gâchis humain […] et une gabegie financière. »

Jean-Michel Charpin, modérateur du groupe de travail « Enjeux démographiques et financiers de la dépendance », a rappelé que les montants de la dépendance n’étaient pas négligeables, mais loin d’être du même ordre que ceux de la retraite. Les prévisions établies par son groupe de travail tablent sur 2,3 milliards d’euros supplémentaires par an, nécessaires à l’horizon 2025.
Roselyne Bachelot a indiqué les trois grandes pistes envisagées pour financer les besoins urgents en matière de dépendance :
–   L’alignement de la CSG sur les retraites et les professions indépendantes ;
–   L’instauration d’une deuxième journée de solidarité, qui pourrait rapporter 900 millions d’euros ;
–   Une taxation des successions et donations.

Une synthèse de l’ensemble des réflexions sera remise à la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, qui, elle-même, présentera une synthèse générale au président de la République à la fin du mois. Les arbitrages doivent intervenir durant l’été.

Posté le par Rédaction Weka

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