Accès aux soins : les Français plébiscitent un SAS qui se fait attendre

Santé

Plus des trois quarts des Français sont favorables à la mise en place d’un Service d’accès aux soins (SAS) pour réguler les appels aux urgences.

Plate-forme promise par Agnès Buzyn, alors ministre des Solidarités et de la Santé, pour réguler en amont les appels d’urgence des Français, la mise en place du Service d’accès aux soins (SAS) a été confirmée par son successeur, Olivier Véran à l’issue du « Ségur de la santé ». Le SAS se fait néanmoins attendre.

Pourtant, hôpitaux et associations de patients réclament au gouvernement la mise en route rapide du dispositif. Les Français dans leur ensemble plébiscitent, eux aussi, l’idée d’un SAS. Ainsi, selon les résultats d’un sondage BVA Santé, réalisé en ligne du 7 au 9 octobre et dévoilé le 16 octobre à l’occasion des Contrepoints de la Santé, plus des trois quarts d’entre eux sont favorables à un tel service. De fait, 77 % des Français pensent aller moins systématiquement aux urgences s’ils pouvaient faire appel à un service d’orientation d’accès aux soins.

En revanche, il n’y a pas de consensus dans l’opinion concernant le nombre de numéros d’urgence. 51 % des sondés penchent pour un seul numéro permettant d’orienter ; 49 % plaident pour deux numéros, un premier pour les urgence vitales, le second pour les urgences moins vitales. Par ailleurs, les Français soutiennent plutôt (63 %) l’idée d’un guichet d’orientation pour  l’accès aux soins plutôt qu’un service de premier recours à dimension servicielle. Seuls 37 % appellent de leurs vœux un service plus large, proposant informations et conseils, dispensation d’ordonnance.

Enfin, selon le sondage BVA Santé, la confiance en l’action du gouvernement en matière de santé est passée de 31 % à 38 % entre janvier et octobre 2020. Reste que, pour 62 % des Français, la politique de santé du gouvernement ne va pas dans le bon sens !

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