Des efforts à faire pour l’informatisation des dossiers des patients

Santé

Hôpitaux et cliniques ont progressé pour l’évaluation de la douleur mais doivent s’améliorer notamment pour l’informatisation des dossiers des patients, selon un bilan sur la qualité et la sécurité des soins présenté lundi 24 novembre par les autorités sanitaires.

La direction générale de l’organisation des soins (DGOS) et la Haute autorité de Santé (HAS) ont présenté des résultats sur les bonnes pratiques de certains établissements de santé. Depuis 2009, chaque hôpital ou clinique a l’obligation de publier ses résultats individuels par rapport à des critères de qualité, utilisés notamment comme outil de suivi par les agences régionales de santé (ARS). Le recueil des indicateurs de qualité des soins se fait tous les deux ans.

Pour 2014, les données ont été récoltées pour les établissements de chirurgie-obstétrique, de soins de suite et réadaptation (SSR, qui s’occupent de la rééducation et réadaptation de patients qui viennent notamment d’être opérés ou de subir un AVC), d’hospitalisation à domicile et de santé mentale. Les résultats des établissements se sont améliorés, avec des objectifs atteints pour la tenue du dossier du patient, le dossier anesthésique ou l’évaluation de la douleur.

Mais « des efforts restent toutefois à faire » et des « marges d’amélioration importantes existent », notamment pour les courriers de fin d’hospitalisation et l’informatisation des dossiers, indiquent les deux institutions. « Souvent présentée comme une solution pour améliorer le partage d’information« , l’informatisation du dossier patient reste « faible » au niveau national : 10 % des dossiers sont complètement informatisés pour les établissements de chirurgie-obstétrique, 29 % dans les établissements spécialisés dans la rééducation, 9 % pour l’hospitalisation à domicile, 24 % pour les établissements psychiatriques. Quant aux courriers de fin d’hospitalisation, seule la moitié comporte les éléments minimaux indispensables à la continuité des soins, et ils sont envoyés dans un délai de l’ordre de 8 jours, selon le bilan.

À ce jour, vingt indicateurs de qualité et de sécurité des soins sont appliqués dans les hôpitaux et cliniques, qui vont de l’évaluation de la qualité du dossier des patients, à la prescription appropriée après un infarctus ou un bilan des actions menées contre les infections nosocomiales. Ces résultats sont accessibles sur le site Scope Santé, www.scopesante.fr, qui depuis son lancement fin 2013 a reçu un peu plus de 208 000 visiteurs.

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