Études de santé : le « numerus clausus » stable en 2020, avant sa suppression

Santé

Le nombre d’étudiants, qui seront admis en deuxième ou troisième année de médecine, pharmacie, dentaire et sage-femme à la rentrée de septembre 2020, sera quasiment stable par rapport à l’an dernier, selon un arrêté paru jeudi 14 mai 2020 au Journal officiel.

Après une hausse de 10 % en 2019, le « numerus clausus » n’a pas poussé le bouchon pour son dernier millésime : dans les quatre filières, 14 997 places seront ouvertes, toutes voies d’accès confondues, soit à peine 67 de plus.

Dans le détail, la hausse sera de 46 places en médecine (9 361), 4 en pharmacie (3 265), 11 en dentaire (1 332) et 6 en maïeutique (1 039).

La plupart seront attribuées via le concours de fin de première année commune des études de santé (Paces), qui sera « organisé à partir de la troisième semaine de juin par chaque faculté », comme l’ont annoncé fin avril 2020 les ministres de la  Santé, Olivier Véran, et de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal.

Ces épreuves seront les dernières, la Paces et le « numerus clausus » devant être supprimés à partir de la rentrée 2020, comme prévu par la loi Buzyn de juillet 2019.

Des quotas seront toutefois maintenus pour les futurs étudiants, dont les effectifs admis en 2e ou 3e année seront déterminés à partir de 2021 par les universités, en accord avec les agences régionales de santé, selon les capacités et les besoins du territoire.

L’arrêté rappelle ainsi que « des objectifs nationaux » seront définis « pour chacune des formations » et « pour une durée de cinq  ans » après « un large processus de concertation ».

Voulue par Emmanuel Macron – qui considérait le « numerus clausus » comme une « absurdité » – cette réforme avait notamment pour but d’« augmenter de 20 % à peu près le nombre de médecins formés », selon l’ancienne ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

Pour y parvenir, de nouvelles « licences axées santé se mettent en place à partir de cette année », qui viendront « compléter des dispositifs de parcours d’accès santé », a déclaré Mme Vidal jeudi 14 mai 2020 sur France Info.

La ministre a également affirmé que le « numerus clausus » avait été « augmenté de plus de 15 % depuis 2017 », ce qui n’est qu’en partie exact : la hausse a bien été de 15 % en médecine, mais seulement de 10 % en dentaire, 5 % en pharmacie et 4 % en maïeutique, soit au total 11,6 % en trois ans.

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