La Fédération hospitalière de France et les conférences hospitalières proposent des solutions pour faire face à l’augmentation du recours aux urgences

Santé

L’augmentation continue du recours aux urgences (+ 38 % en 10 ans) marque la reconnaissance par les Français de l’excellence hospitalière, comme le relève un récent sondage TNS Sofres qui rappelle que la principale cause de recours aux urgences est la qualité et la disponibilité d’un plateau technique et de compétences humaines.

Cette augmentation génère en revanche des problèmes liés avant tout à la difficulté de trouver des solutions d’aval pour une partie des patients. C’est pourquoi la Fédération hospitalière de France et les conférences de directeurs et de présidents de CME des CH, CHS et CHU, après avoir analysé les expériences les plus novatrices conduites dans plusieurs hôpitaux français, souhaitent promouvoir la mise en œuvre rapide de plusieurs propositions susceptibles d’améliorer la situation des urgences hospitalières :

  • La mise en place d’une véritable gestion des lits d’aval : il faut généraliser les initiatives de « gestion des lits » et l’organisation de filières internes pour utiliser au mieux les capacités d’hospitalisation en mobilisant l’ensemble de la communauté hospitalière.
  • Le développement des filières de soins dans un cadre territorial, en particulier pour les personnes âgées qui doivent pouvoir être admises directement dans les unités gériatriques, sans passer par les urgences. Ceci passe par un moratoire immédiat sur la fermeture des capacités des unités de soins de longue durée et la reconfiguration des unités de médecine polyvalente gériatrique.
  • L’extension de l’accès direct aux services hospitaliers, sans passer par les urgences. Il doit être recherché dans de nombreuses spécialités, car il améliore la prise en charge des patients, et concerner également les personnes présentant des troubles psychiques.
  • La généralisation de plates-formes de régulation SAMU-Centre 15 associant les médecins généralistes ; celles-ci doivent pouvoir bénéficier d’une compétence infirmière dans le domaine de la psychiatrie et de la santé mentale.
  • Un renforcement du rôle des hôpitaux locaux, dont les capacités en médecine de court séjour doivent être garanties afin de permettre une meilleure articulation avec la médecine de ville.
  • L’arrêt immédiat de la suppression des lits de médecine aiguë et chirurgie nécessaires à l’aval des urgences.

La FHF et les conférences de directeurs et de présidents de CME des CH, CHS et CHU sont persuadées que les solutions aux problèmes des urgences doivent venir des professionnels eux-mêmes. Parce que les urgences concernent l’ensemble de la communauté hospitalière, la FHF et les Conférences demandent à être associées à la mise en œuvre d’un plan global qui conforte la place des urgences hospitalières dans le service public de santé.

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