Le cadre de vie joue sur la santé mentale, selon l’Institut Paris région

Publié aujourd'hui à 8h30 - par

Se sentir en sécurité dans son quartier, avoir un jardin, participer à la vie locale, ou vivre dans un logement exigu, ne pas fréquenter ses voisins : le cadre de vie influence la santé mentale, selon une étude de l’Institut Paris région publiée jeudi 26 mars 2026.

Le cadre de vie joue sur la santé mentale, selon une étude
© Par TanyaJoy - stock.adobe.com

Outre les facteurs individuels, globaux (politique, économie, environnement…), l’environnement familial ou professionnel, le cadre de vie joue sur la santé mentale, selon cette enquête de l’agence d’urbanisme de la région Île-de-France, à partir de données recueillies en 2023 auprès d’un échantillon de 3 803 adultes de 18 à 75 ans vivant en Île-de-France.

Santé mentale en Île-de-France : l’impact du cadre de vie

La grande majorité des Franciliens apprécient leur cadre de vie : 81 % disent s’y sentir bien, 80 % en sécurité, 72 % à proximité des personnes qu’ils apprécient. Pour 71 % des personnes interrogées, la présence des autres habitants est agréable et 68 % se déclarent proches de leur lieu de travail ou d’études, note l’Observatoire régional de santé, le département santé de l’Institut Paris région.

La détresse psychologique est beaucoup plus élevée lorsque la perception de son cadre de vie (logement, quartier, voisinage) est mauvaise : elle touche 68 % de ceux qui ne se sentent pas bien là où ils habitent, contre 26 % de ceux qui en sont satisfaits. Près de la moitié de ceux qui ne se sentent pas en sécurité quand ils se promènent autour de chez eux montrent une détresse psychologique, selon les auteurs. L’étude met aussi en évidence le lien entre cette détresse et un logement surpeuplé (selon la définition de l’Insee) ou sans jardin.

Détresse psychologique : influence du voisinage et de l’engagement

Les relations avec son voisinage (discuter, s’inviter, rendre service…) jouent également.

L’intensité des relations avec ses voisins influence le fait de trouver son quartier agréable : 92,1 % des personnes ayant des interactions importantes apprécient leur quartier, mais cette proportion tombe à 70,6 % lorsque les interactions sont inexistantes.

Concernant la vie locale, les femmes impliquées dans une association montrent une détresse psychologique moins élevée. Ce lien n’est pas constaté pour les hommes.

Chez les hommes ayant un engagement bénévole, la détresse est plus marquée pour ceux qui ont un rôle régulier que pour ceux engagés ponctuellement. Chez les femmes, aucune différence significative n’est observée.

Les personnes qui ne votent pas régulièrement aux élections locales sont plus souvent en détresse psychologique que les autres – mais celles impliquées comme élus ou candidats montrent une détresse plus élevée.

Selon Santé publique France, 15 % des Franciliens ont connu un épisode dépressif en 2024.

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