Le gouvernement lance un plan de lutte contre les accidents vasculaires cérébraux (AVC)

Santé

L’accident vasculaire constitue la troisième cause de mortalité chez les hommes, la seconde chez les femmes et la première cause de handicap acquis chez l’adulte. Le gouvernement veut diminuer de 6 %, d’ici à 2014, les décès ou la dépendance, mesurés après un an, des patients victimes d’un AVC.

Lors du Conseil des ministres du 21 avril, la ministre de la Santé et des Sports, Roselyne Bachelot, a présenté un plan de lutte contre les accidents vasculaires cérébraux (AVC), qui s’étalera sur la période 2010-2014. Problème de santé majeur, dont sont victimes chaque année 130 000 personnes, l’accident vasculaire touche actuellement 400 000 personnes en France. Il constitue la troisième cause de mortalité chez les hommes, la seconde chez les femmes (soit 30 000 décès par an) et la première cause de handicap acquis chez l’adulte (225 000 personnes). Objectif du gouvernement : diminuer de 6 % (soit 24 000 personnes), d’ici à 2014, les décès ou la dépendance, mesurés après un an,  patients victimes d’ accident vasculaire cérébral.

Sur la base d’un diagnostic dressé en 2009 sur la « Prévention et la prise en charge des AVC en France », le plan d’action 2010-2014 fixe quatre priorités d’action.
 

Informer la population sur les AVC

La première priorité est d’améliorer la prévention et l’information de la population, depuis les signes d’alerte jusqu’à l’accompagnement du handicap. Des campagnes d’information grand public seront organisées et des actions de prévention et de dépistage portant sur les facteurs de risque associés, comme le tabac ou l’hypertension artérielle, seront renforcées.
 

Créer un environnement institutionnel adapté

La seconde priorité consiste à améliorer la prise en charge institutionnelle des AVC, en créant de nouvelles structures spécialisées, les unités neuro-vasculaires (UNV), dans les hôpitaux. 87 UNV existent actuellement. 30 nouvelles sont prévues en 2010 et 25 en 2011. Il s’agit, également, de coordonner davantage le fonctionnement des hôpitaux et des structures médico-sociales, en lançant, dans chaque région, des appels à projets, afin de valoriser les expériences de coopération ayant fait leur preuve, d’en diffuser plus largement la mise en œuvre et de faciliter les retours d’expérience.

Les deux autres priorités d’action : améliorer la prise en charge des AVC par les professionnels de santé ; promouvoir la recherche et réguler la démographie des professionnels de santé. Un coordonnateur AVC sera désigné dans chaque agence régionale de santé (ARS). Au total, 134 millions d’euros seront consacrés à ce plan.

Posté le par Rédaction Weka

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