L’Île-de-France veut renforcer son rôle dans le secteur de la santé

Santé

Prévention, accès aux soins, désertification médicale : la région Île-de-France veut renforcer son rôle dans le domaine de la santé, a annoncé jeudi son président, Jean-Paul Huchon (PS), qui présentera la semaine prochaine un nouveau rapport-cadre de quatre ans.

Ce rapport « proposera une vision globale visant à agir en amont, pour mieux prévenir les pathologies, et en aval, avec un accès renforcé à l’offre de soins », a-t-il souligné devant la presse. Le texte fixe trois priorités : la prévention et l’éducation à la santé, l’amélioration de l’accès aux soins, et le renforcement de l’offre des soins. Pour lutter contre la désertification médicale, la région va proposer des « contrats régionaux d’exercice sanitaire ». « Nous avons retenus 29 territoires déficitaires en population médicale, et 21 autres fragilisés », a souligné M. Huchon. « Nous allons grâce à ces contrats y faciliter l’installation de médecins généralistes ou spécialisés de premier recours, ou celle d’étudiants en formation sanitaire, et y maintenir l’activité des professionnels en exercice », a-t-il précisé.

« En contrepartie, il faudra qu’ils s’engagent à exercer en secteur 1, en libéral ou comme salarié, pendant une période minimale de trois ans », a-t-il averti. Pour les médecins déjà installés, la région proposera de participer à des travaux d’équipements, en particulier pour sécuriser les cabinets dans les secteurs où il y a des problèmes de sécurité, a-t-il indiqué. Toujours dans le but d’améliorer les conditions à l’accès aux soins, la région va étendre aux jeunes précaires le dispositif complémentaire santé pour les étudiants boursiers, soit un public visé de 17 000 jeunes, a indiqué de son côté Laure Lechatellier, vice-présidente EELV chargée de la santé.

Elle va aussi renforcer son soutien aux centres de santé ou expérimenter des « maisons de naissance », où les jeunes mères pourront accoucher « comme à la maison », mais en toute sécurité puisque ces maisons seront situées près d’une clinique.

Face à l’augmentation de la consommation de drogue, Mme Lechatellier a annoncé qu’avec la mairie de Paris, « la région est à la recherche d’un terrain » pour installer des salles de consommation à moindre risque. Actuellement, un lieu est identifié entre la gare du Nord et la gare de l’Est à Paris, mais « il reste au législateur à donner les moyens législatifs », a-t-elle dit.

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