Un appel à projets pour créer des hôtels hospitaliers

Santé

Le gouvernement veut encourager l’hébergement temporaire non médicalisé par les hôpitaux.

La ministre des Affaires sociales et de la Santé a lancé, le 10 février, un appel à projets auprès des établissements de santé souhaitant proposer à leurs patients une prestation d’hébergement non médicalisé, en amont ou en aval de leur prise en charge. D’une durée de trois ans, cette expérimentation vise à « améliorer la qualité de la prise en charge et le confort des patients ». Elle s’inscrit dans le cadre du « virage ambulatoire », engagé par  Marisol Touraine depuis 2012. L’appel à candidatures est ouvert jusqu’au 12 mars 2017.

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2015 et son décret d’application du 12 décembre 2016 ont ouvert la possibilité, pour les établissements de santé, de proposer une prestation non médicalisée d’hébergement de patients, sur la base des recommandations de la Haute autorité de santé (HAS). Cette prestation doit être assurée par l’établissement, qui peut la réaliser dans ses propres locaux, mais distincts des locaux d’hospitalisation, ou la faire réaliser par un tiers, notamment un prestataire hôtelier ou un partenaire associatif, par exemple.

Le patient ne nécessitant pas de soins médicaux particuliers, habitant seul ou à distance d’un établissement de santé, n’a ainsi plus besoin d’être hospitalisé la veille, explique le ministère. Il pourra également sortir plus précocement de l’hôpital, tout en étant proche de son lieu de soins, si besoin. En cas de séances itératives (radiothérapie, par exemple), des transports fatigants seront ainsi évités. Pour les établissements de santé, l’hébergement non médicalisé (ou « hôtel hospitalier ») constitue « une opportunité pour repenser les prises en charge : il leur permettra de se recentrer sur les soins et d’optimiser leurs organisations », poursuit le ministère des Affaires sociales et de la Santé.

L’expérimentation sera financée par le Fonds d’intervention régional (FIR). Elle fera l’objet d’une évaluation, réalisée un an avant son échéance, de manière à « apprécier, de façon exhaustive, tout l’intérêt de ce dispositif, pour le patient et au niveau médico-économique », conclut le ministère.

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