Une charte pour les nouveau-nés hospitalisés

Santé

La Charte du nouveau-né hospitalisé définit, en 10 points, les besoins essentiels du bébé.

À l’occasion de la Journée mondiale de la prématurité, l’association SOS Préma, la Société française de néonatalogie (SFN) et le secrétaire d’État chargé de l’Enfance et des Familles, Adrien Taquet, ont dévoilé, le 17 novembre 2021, la Charte du nouveau-né hospitalisé. Pour le gouvernement l’hospitalisation des nouveau-nés constitue « un enjeu de santé publique ». En effet, sur 740 000 naissances par an en France, on recense 75 000 nouveau-nés hospitalisés, dont 60 000 naissances prématurées ! « L’état de santé d’un bébé prématuré dépend de son immaturité à la naissance ; chaque cas est différent puisque deux enfants nés au même terme n’auront pas le même parcours. Quoi qu’il en soit, un bébé né trop tôt doit être hospitalisé », explique le secrétariat d’État.

L’hospitalisation du nouveau-né représente un réel défi pour une famille en construction et l’entrée en parentalité. Suscitant des émotions intenses, celle-ci nécessite la mobilisation des ressources de tous pour offrir au bébé les meilleures chances de bien grandir.

Aussi, la Charte du nouveau-né hospitalisé établit, en 10 points, les besoins essentiels du bébé. Elle s’appuie sur la « théorie de l’attachement », qui montre que, pour avoir un développement optimal, sur les plans social, affectif et cognitif, un nouveau-né doit établir une relation continue avec ses parents. Ainsi, les soins de développement à l’hôpital doivent intégrer les parents comme partenaires de soins, pour favoriser le « zéro séparation ». Ces soins regroupent l’ensemble des approches environnementales et comportementales dont le but est d’aider le développement harmonieux de l’enfant né avant terme. En moyenne, les soins de développement réduisent de 5,3 jours la durée d’hospitalisation des bébés et contribuent surtout à améliorer le développement de l’enfant et son état de santé.

S’inscrivant dans la continuité du parcours des 1 000 premiers jours, la Charte vise à garantir, à chaque nouveau-né hospitalisé, une prise en charge adaptée à ses besoins. Elle sera diffusée dans 490 services de néonatologie en France. Cette initiative a déjà reçu le soutien du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), de la Société française de médecine périnatale (SFMP), du Collège national des sages-femmes de France (CNSF), de l’Association nationale des puéricultrices(teurs) diplômé(e)s et des étudiants (ANPDE) et de l’Association nationale des auxiliaires de puériculture (ANAP).

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