Lucila Modebelu

Lucila Modebelu

Lucila Modebelu

Directrice adjointe du centre hospitalier universitaire de Clermont-Ferrand, chargée du site de Louise Michel

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Lucila Modebelu est autrice et coordinatrice du fonds documentaire Gérer le personnel hospitalier chez Weka depuis 2021.

Diplômée de l’université de Rennes 1 (master 2 droit de la santé) et de l’École des hautes études en santé publique (EHESP), elle est directrice d’hôpital depuis 2020.

Son expérience dans le secteur associatif (ancienne présidente de l’association des jeunes agents publics, FP21) l’a amenée à intervenir dans diverses composantes du secteur public, au-delà du secteur de la santé.

Elle exerce depuis 2023 au sein du centre hospitalier universitaire (CHU) de Clermont-Ferrand en tant que directrice adjointe chargée du site de Louise Michel dont l’activité médicale est essentiellement dédiée à la médecine physique et de réadaptation, aux soins médicaux et de réadaptation et à la gériatrie.

Publications récentes

  • Fiche pratique 7 avril 2026

    Management des pôles d’activité dans les établissements de santé : la délégation de gestion et les contrats de pôles

    La loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009, dite « loi HPST », a conforté l’organisation en pôles d’activité en ne reconnaissant désormais que cette structure comme organisation interne obligatoire des établissements publics de santé (EPS). L’établissement dispose de toute liberté pour organiser ses pôles en fonction de son projet médical. Ces structures sont fédérées par le chef de pôle et ses collaborateurs (cadre de santé associé, cadre administratif délégué), ainsi que par le projet de pôle qui définit les missions et les responsabilités confiées aux structures internes (services, départements, unités fonctionnelles). La loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé a apporté des aménagements substantiels, notamment la simplification de la procédure de nomination des chefs de pôle et l’introduction d’une contresignature du contrat de pôle par le président de la commission médicale d’établissement (CME) et le directeur de l’unité de formation et de recherche (UFR) dans les centres hospitaliers universitaires (CHU). La loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé (OTSS) a poursuivi cette dynamique en renforçant les coopérations territoriales (groupements hospitaliers de territoire [GHT], communautés professionnelles territoriales de santé) et en consacrant la place du service comme structure interne de référence au sein des pôles d’activité. Le rapport Claris (mai 2020) a mis en lumière les limites du modèle de gouvernance « éloigné du terrain » et a appelé à renforcer la délégation de gestion aux pôles, tandis que le Ségur de la santé (2020-2021) a consacré le management participatif comme orientation forte de la gouvernance hospitalière. L’existence des pôles n’a de sens que si l’exécutif de pôle est réellement en mesure d’influer sur l’administration des moyens humains et matériels qui lui sont confiés, au travers de la conclusion des contrats de pôles, de l’élaboration des projets de pôles et de la mise en œuvre effective des délégations de gestion.

    #délégation de signature #management
  • Fiche pratique 7 avril 2026

    Les administrations centrales en charge de la fonction publique hospitalière

    La fonction publique hospitalière (FHP) regroupe environ 1,2 million d’agents exerçant dans les établissements publics de santé, sociaux et médico-sociaux, notamment les centres hospitaliers, les centres hospitaliers universitaires, les centres hospitaliers spécialisés, les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) publics et les établissements pour personnes handicapées. Intégrée depuis les lois de 1983 et 1986 dans le statut général de la fonction publique, la FPH relève d’un double rattachement institutionnel : le ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles, pour les questions de santé, d’organisation des soins, de solidarité et d’autonomie ; la Direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP), pour le cadre général de la fonction publique, le statut général, les droits et obligations, le dialogue social, relevant du Code général de la fonction publique (CGFP). Les administrations centrales qui structurent la FPH se situent donc à l’intersection du champ « santé », du champ « solidarité et familles » et du champ « fonction publique ». Depuis 2014, le périmètre ministériel a évolué à plusieurs reprises. Le ministère compétent s’intitule désormais « ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles ». Sa mission couvre la préparation et la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière de santé, de prévention, d’organisation et d’accès aux soins, y compris en matière de numérique en santé, ainsi que la préparation et le suivi de l’exécution de la loi de financement de la Sécurité sociale, en lien avec le ministère de l’Économie et des Finances. Le site officiel du ministère distingue clairement les structures relevant de son autorité directe, les structures du champ santé, les structures du champ solidarités et familles, les structures à autorité partagée et les réseaux territoriaux et opérateurs nationaux. La circulaire du Premier ministre du 5 juin 2019 a modifié la manière de décrire l’organisation ministérielle. L’organisation détaillée des directions — sous-directions, bureaux, missions — ne figure plus dans les décrets d’attributions. Les organigrammes et notices explicatives sont désormais publiés et mis à jour régulièrement sur les sites de chaque ministère. Pour un directeur d’hôpital ou un directeur des ressources humaines (DRH) de la FPH, cela signifie qu’il ne suffit plus de se référer à un décret ancien pour connaître l’organisation actualisée des administrations centrales : la veille institutionnelle suppose désormais la consultation régulière des pages « organisation » du ministère et des directions concernées.

    #organes de l'état #fonction publique hospitalière
  • Fiche pratique 7 avril 2026

    Gérer le congé de maladie « ordinaire » d’un agent public contractuel dans la FPH

    Le contractuel en activité dans la fonction publique a droit à des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an, pendant une période de 12 mois consécutifs, en cas de maladie dûment constatée mettant l’intéressé dans l’impossibilité d’exercer ses fonctions. Le régime est identique pour les CDD et CDI.

    #contractuel #congé maladie
  • Fiche pratique 7 avril 2026

    La procédure de congé maladie ordinaire dans la fonction publique hospitalière

    Le fonctionnaire en activité a droit à des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de 12 mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l’intéressé dans l’impossibilité d’exercer ses fonctions (CGFP, art. L. 822-1 et L. 822-2). Toutefois, la durée maximale des congés de longue maladie dont peut bénéficier le fonctionnaire est de 3 ans (CGFP, art L. 822-7). Le fonctionnaire en congé de longue maladie perçoit : pendant un an, la totalité de son traitement ; pendant les 2 années suivantes, la moitié de celui-ci. L’intéressé conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l’indemnité de résidence. Nous détaillerons ces éléments en analysant les conditions d’octroi du congé de maladie, puis les obligations du fonctionnaire pendant son arrêt de maladie et enfin ses droits pendant son arrêt de maladie.

    #congé maladie
  • Fiche pratique 7 avril 2026

    Les missions et les modalités de fonctionnement des ordres professionnels des professions paramédicales

    L’ordre professionnel a pour mission de garantir les règles de moralité et de compétences indispensables à l’exercice de la profession concernée. L’inscription au tableau de l’ordre conditionne l’exercice légal de la profession. Le cadre réglementaire applicable à ces ordres a été restructuré entre 2023 et 2026 : certification périodique obligatoire, reconnaissance législative de nouvelles compétences infirmières, actualisation du Code de déontologie des pédicures-podologues, et inscription des sociétés interprofessionnelles de soins ambulatoires au tableau. Cette fiche pose le cadre réglementaire dans lequel s’inscrivent ces professions, définit les missions dévolues aux ordres professionnels et décrit les mécanismes de contrôle des différents ordres professionnels.

    #management #filière médicale et médico-sociale
  • Fiche pratique 1 décembre 2025

    Piloter la résolution collaborative et la concertation en établissement de santé

    La certification HAS impose désormais que la concertation soit au cœur du management des équipes et du pilotage de la gouvernance hospitalière (référentiel Certification des établissements de santé pour la qualité des soins). La loi n° 2025-74 du 29 janvier 2025 définit pour chaque spécialité des normes de qualité incluant des processus de concertation formalisés et le rôle du management dans la cohésion des équipes. L’instruction ministérielle du 17 mars 2025 précise l’évolution des exigences organisationnelles en matière de gestion participative et de gouvernance concertée. Dans ce contexte réglementaire renforcé, les établissements de santé doivent structurer leur approche de la concertation collaborative pour répondre aux enjeux de qualité, sécurité des soins et performance organisationnelle. Cette évolution s’appuie sur les recommandations du rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) 2025 qui souligne l’importance du leadership, de la transparence et de la valorisation des résultats par retour systématique à tous les acteurs.

    #fonction publique hospitalière #management #établissement de santé

Ressources associées