Ces rencontres ont réuni à Bercy des représentants des secrétariats généraux des ministères et préfectures de région, des dirigeants d’établissements publics de l’État, ainsi que les principales centrales d’achats publics et les administrations concernées, comme la direction des achats de l’État.
Parmi les orientations fixées, la simplification des procédures, par exemple en relevant les seuils d’achat en deçà desquels il n’y a pas besoin de mise en concurrence.
Un nouvel outil, « Passe Marché », simplifiera dès début 2026 les dépôts de candidatures des entreprises sur les plateformes d’achats publics.
Les achats devront être plus responsables, comme le prévoit le premier SPASER (Schéma de promotion des achats publics socialement et écologiquement responsables) de l’État, publié le 10 décembre, qui vise une baisse de 22 % d’ici à 2027 des émissions de gaz à effet de serre liées aux achats de l’État.
L’UGAP (Union des groupements d’achats publics), sous la tutelle de l’État, révisera elle ses prix à partir de 2026 si un acheteur public trouve moins cher dans une autre enseigne professionnelle ou une autre centrale d’achat public.
« On a souvent tort de dire que l’intendance suivra : les achats publics sont une véritable politique », estime dans un communiqué de Bercy le ministre délégué à la Fonction publique, David Amiel.
Dimanche 14 décembre, il avait dévoilé ce dispositif « d’alerte-prix » à Ouest France, qui publiait une enquête sur des écarts de prix importants constatés pour des fournitures entre ceux affichés par des centrales d’achat et ceux de la distribution grand public.
Le budget prévoit 850 millions d’euros d’économies sur les achats publics en 2026.
L’UGAP publiera également début 2026 une première enquête de satisfaction auprès de ses clients acheteurs publics.
« Nous sommes confrontés à un nouveau contexte qui fait de la commande publique un enjeu de souveraineté », a estimé le ministre de l’Économie Roland Lescure.
« Les leviers disponibles dans le cadre juridique actuel devront être systématiquement mobilisés afin d’orienter les achats de l’État vers les entreprises françaises et européennes, en particulier dans les secteurs stratégiques et numériques », a plaidé Bercy.
Enfin, les missions de l’actuel Observatoire économique de la commande publique (OECP) seront élargies, avec sa transformation en Conseil national de la commande publique.
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