Le Premier ministre veille à la protection des agents publics contre les violences sexistes et sexuelles

Publié le 16 octobre 2026 à 11h50 - par

Une récente instruction vise à mieux former les agents publics pour mieux les protéger face aux violences sexistes et sexuelles.

Le Premier ministre veille à la protection des agents publics contre les violences sexistes et sexuelles
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La fonction publique n’est pas épargnée par les violences sexistes et sexuelles (VSS). Au cours de l’année 2023, près de 4 % des agents publics ont ainsi déclaré avoir subi des violences sexuelles dans le cadre de leur métier. C’est pourquoi le Premier ministre a adressé aux membres de son gouvernement, le 1er octobre 2026, une instruction pour encourager la formation des agents publics à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS). Sébastien Lecornu demande aux administrations de transmettre au ministre chargé de la Fonction publique, d’ici le 31 octobre 2026, des informations actualisées concernant les actions menées dans leurs services, leurs établissements publics administratifs et leurs écoles de service public en matière de formation initiale et continue de leurs agents à la prévention et à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

« Ne laisser aucun agent seul face aux risques et aux actes de violence sexiste et sexuelle, c’est de la responsabilité de l’administration », insiste le locataire de Matignon. Si des règles existent et des dispositifs sont en place, rappelle le Premier ministre, « l’heure est aux résultats concrets, à la généralisation des réflexes professionnels et à la tolérance zéro contre des comportements qui peuvent heurter, blesser et tuer. »

L’impératif de protéger les agents publics

La protection des agents publics face aux VSS doit être ressentie de manière plus tangible sur leur lieu de travail et dans le cadre de leurs relations avec nos concitoyens, peut-on lire dans l’instruction. Ce sentiment de sécurité repose sur une correcte appropriation de chacun, grâce à la formation dispensée aux agents, dès leur entrée en fonction puis tout au long de leur carrière. En cette fin d’année 2026, Sébastien Lecornu attend donc des administrations publiques et de leurs opérateurs « une mobilisation accrue pour mieux former les agents à agir contre toute forme de comportement violent à connotation sexuelle ou sexiste dans les services. » Tout agent, qu’il soit débutant ou expérimenté, doit être en mesure de reconnaître ces situations, de savoir y réagir et de connaître les droits et obligations qui y sont directement applicables, poursuit l’instruction.

La formation doit également permettre d’outiller les encadrants pour détecter les situations à risque et traiter les signalements. « J’attends de vous une attention particulière pour professionnaliser les référents et les acteurs des ressources humaines chargés d’accompagner les victimes », écrit le Premier ministre.

Deux objectifs de formation

Des modules de formation initiale

Le Premier ministre entend « rendre incontournables » les modules de formation initiale destinés aux futurs ou nouveaux agents en poste dans les administrations publiques, ainsi que leurs opérateurs. « Tout agent rejoignant l’administration d’État, territoriale ou hospitalière doit acquérir un socle suffisant de connaissances et de savoir-faire pour anticiper les situations à risque et intervenir de manière adéquate, y compris par une bonne maîtrise du régime des sanctions applicables », martèle-t-il. Et une attention particulière devra porter sur les élèves affectés au sein des écoles de service public.

Un programme de formation continue

Parallèlement, il convient de renforcer la programmation pluriannuelle de la formation continue. Celle-ci doit bénéficier en priorité aux personnels les plus exposés aux risques de violences sexistes et sexuelles, ainsi qu’aux personnels encadrants. Mais les autres agents n’ont aucune justification de s’y soustraire, ajoute Sébastien Lecornu. Il sera utile de prévoir une communication à portée pédagogique sur les sanctions administratives prononcées aux personnes responsables d’avoir commis ces actes, ou de ne pas les avoir signalées, précise enfin l’instruction signée du Premier ministre.


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