Pour Adessadomicile, l’avenir de l’aide à domicile est en jeu

Aide à domicile

La fédération de l’aide à domicile presse les pouvoirs publics d’instaurer une tarification de ce secteur « qui prenne la mesure des besoins ».

Alors que l’aide à domicile se trouve « sur une ligne de crête », Adessadomicile a souhaité, fin février, mettre les différents acteurs face à leurs responsabilités « en ce moment décisif pour l’avenir des services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD) ». Pour cette fédération employeurs, le secteur de l’aide à domicile est pris en étau. D’un côté, un sous financement chronique qui, depuis de trop nombreuses années, fragilise les services à domicile « à bout de souffle » ; de l’autre côté, une loi sur l’autonomie en préparation et, surtout, une réforme de la tarification des SAAD en discussion. « De la direction que prendront ces échanges sur la tarification et sur la loi à venir dépendra l’avenir de l’aide à domicile. Mais surtout des personnes qui aspirent, malgré leur baisse d’autonomie, à rester chez elles », prévient Adessadomicile.

Le mécanisme prévu dans le cadre de la nouvelle tarification « pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses, notamment sur la volonté des acteurs publics de s’engager pour un accompagnement des personnes à la fois efficient et respectueux de leur choix de vie », estime la fédération nationale. Selon elle, pour que la réforme de la tarification «  ait un sens, certains prérequis semblent indispensables » :

  • Mise en place de CPOM obligatoires dont les éléments constitutifs sont définis dans un cadre national, en co-construction avec les acteurs du secteur ;
  • Définitions de règles précises quant à l’obligation de respect des CPOM par les conseils départementaux ;
  • Nécessité d’une régulation nationale et d’un contrôle par une instance (CNSA !!!) pour faire appliquer le modèle sur tout le territoire ;
  • Définition d’un tarif socle national et d’une modulation positive obligatoire définie par des critères précis avec les acteurs locaux ;
  • Mise en place d’un plan national sur la qualité de vie au travail, compte tenu de la pénibilité des métiers, avec un accompagnement des fédérations ;
  • Clarification de la question de l’opposabilité des conventions.

Par ailleurs, Adessadomicile espère que, dans la future loi autonomie, « les moyens seront fléchés en cohérence avec l’aspiration des français de rester à domicile ». Enfin, la fédération demande que les politiques publiques considèrent l’aide à domicile comme un investissement et non comme une charge, comme le montre les résultats de l’étude du Cabinet Citizing pour Adessadomicile, diffusée en octobre 2018.

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