La Haute-Vienne fait sa pub en invitant des citadins en week-end

Communication

Pour attirer des citadins désireux de changer de vie après le confinement, le département de la Haute-Vienne organise jusqu’au 10 juillet 2020 un jeu-concours permettant à 15 familles de gagner un week-end afin de venir y goûter « la qualité de vie » et en constater le « dynamisme économique ».

« Durant le confinement, nous avons pensé que l’engouement pour le télétravail pouvait nous permettre d’attirer de nouveaux habitants, des gens porteurs d’un projet professionnel et personnel », explique Marie Lees, directrice marketing et communication à la Chambre de commerce et d’industrie (CCI), partenaire de cette campagne baptisée « Souriez vous respirez ».

« La fibre optique s’installe partout, poursuit-elle. Et on a des postes à pourvoir, notamment dans les filières d’excellence comme la céramique industrielle, les entreprises de haute technologie ou la sylviculture ».

Selon le président de ce département de l’ancienne région Limousin, Jean-Claude Leblois, « cette campagne d’attractivité est destinée aux habitants des grandes villes ». « Notre département, rural, souffre d’un déficit d’image. Nous ne souhaitons pas tricher sur cette réalité, mais au contraire valoriser sa qualité de vie, comme sa position centrale en France », dit-il.

La campagne de promotion (www.venez-vivre-en-haute-vienne.fr) vante notamment le « dynamisme économique » de la Haute-Vienne, autour de grands noms de l’industrie comme Legrand, Renault Trucks, Valéo ainsi que de sa filière « cuir, luxe, textile et métiers d’art » ou ses 20 000 PME/PMI.

Basée sur les réseaux sociaux, elle met aussi en avant les prix de l’immobilier, très accessibles dans ce département d’environ 375 000 habitants qui ne compte qu’une commune de plus de 15 000 habitants (Limoges). « On prend toujours l’exemple du Parisien qui a un F1 et qui localement peut, pour le même prix, acquérir une grande maison avec jardin », souligne Marie Lees. « C’est un changement de vie global que nous proposons d’accompagner.  »

Pour Aurore Thibaud, cofondatrice de Laou, start-up locale qui propose de mettre en relation des entreprises et des actifs souhaitant trouver « un job épanouissant en province », la question du salaire préoccupe tous les candidats au changement de vie.

« Certes, explique-t-elle, on perd 10 % en salaire en moyenne, et jusqu’à 25 % pour les plus gros salaires, en choisissant la province, mais il est nécessaire d’avoir une vision d’ensemble, en prenant en compte tous les paramètres, notamment l’immobilier ».

Laou a lancé pendant le confinement « une calculatrice du coût de la vie », que quelque 5 000 personnes ont utilisée pour évaluer à combien leur coûterait leur projet. Et selon Aurore Thibaud, « les utilisateurs se rendent compte qu’ils ne perdent pas forcément en pouvoir d’achat ».

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