Les déplacements à Paris : plus de transports en commun, de vélos, automobile stable

Développement durable

Une qualité de l’air en légère progression, davantage de déplacements en transports en commun ou en  vélo et une circulation automobile stable marquent le bilan pour l’année 2016 des déplacements à Paris, publiés jeudi 21 décembre par la ville qui en saluent des « améliorations ».

Ce bilan de l’Observatoire des déplacements à Paris, dont l’AFP a eu copie, compare l’année 2016 à l’année 2015 sur la base de chiffres de la ville, de la SNCF, de la RATP, de la préfecture de police ou d’organismes spécialisés.

Il note ainsi une hausse de la fréquentation des transports en commun, stable pour le métro mais en hausse pour le RER (+ 2) ou le tramway (+ 5). Les déplacements à vélo ont augmenté de 13 % avec plus d’abonnés Velib mais paradoxalement moins de trajets, et de 5 % pour les deux-roues motorisés.

En revanche, la circulation automobile, que cherche à diminuer la maire de Paris Anne Hidalgo, est stable, mais en baisse sur le périphérique de 8 points.

« Alors que ce trafic a diminué de 3 ou 4 % les années précédentes, ce chiffre stable est inexpliqué », a indiqué à l’AFP Christophe Najdovski, adjoint EELV aux transports, en précisant que le  mouvement de baisse reprenait en 2017, de 4 points, sur les deux premiers trimestres.

Ce bilan pointe une hausse de la qualité de l’air, qualifié de « bon » par l’organisme CITEAIR dans plus de 70 % du temps, contre 65,8 % l’année précédente.

« La qualité de l’air s’améliore, cela veut dire que nos efforts portent leurs fruits mais nous avons encore 30 % qui ne sont pas satisfaisants », a ajouté l’élu écologiste selon qui ces chiffres montrent « la nécessité de poursuivre nos actions » en faveur des transports en commun, du vélo, des zones piétonnes ou de l’auto-partage.

Le bilan indique également que 66 % des 8 millions de déplacements quotidiens dans Paris se fond à pied.

Par ailleurs, les échanges avec la banlieue représentent 4,3 millions de déplacements quotidiens, dont 67 % se font en transports en commun et 26 % en voiture, ce qui « remet en cause l’idée reçue d’une utilisation majoritaire de la voiture » pour ce type de trajet, selon M. Najdovski, en référence à la polémique sur la piétonnisation des voies sur berge dans le centre de Paris, dénoncée en banlieue.

Le bilan note également une hausse des accidents corporels (+ 5 %) et du nombre de blessés (4 % blessés légers, 9 % blessés graves) mais une baisse des tués (15 %).

Les usagers des deux-roues représentent près de la moitié des victimes (45 %) alors qu’ils ne constituent que 16 % du trafic intra-muros.

Copyright © AFP : « Tous droits de reproduction et de représentation réservés ». © Agence France-Presse 2017

Posté le par

Recommander cet article

Réagissez à cet article sur le forum