Vélo et covoiturage, bons pour la planète mais aussi pour l’emploi, selon l’Ademe

Développement durable

Préférer le vélo à la voiture ou pratiquer le covoiturage permettrait d’éviter l’émission de milliers de tonnes de CO2 mais aussi de créer plusieurs milliers d’emplois, a annoncé mercredi 14 septembre l’Ademe, en s’appuyant sur deux nouvelles études.

Les transports, responsables de 35 % des émissions de CO2, « sont un secteur clé pour la lutte contre le changement climatique », a rappelé Marie-Christine Prémartin, directrice exécutive des programmes de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) lors d’une conférence de presse.

Ils représentent aussi « des enjeux très importants pour la santé » en raison notamment des émissions de particules fines qui dégradent la qualité de l’air, a-t-elle souligné.

En 2013, le transport routier représentait plus de 80 % des émissions du secteur des transports, observe l’Ademe qui publie deux études*, sur l’utilisation du vélo et sur le covoiturage.

Selon l’Agence, l’utilisation de « services vélos » permettrait d’éviter « entre 130 et 550 kg de CO2 par utilisateur et par an ». Par « services vélos », elle désigne la location de vélos classiques ou à assistance électrique (VAE), les aides à l’achat de VAE, les vélo-écoles, le stationnement sécurisé pour vélos dans les gares ou les villes et les services de vélos en entreprise.

Selon l’Ademe, deux catégories de « services vélos » sont particulièrement efficaces d’un point de vue environnemental : ceux autour du vélo à assistance électrique et les consignes à vélos installées notamment dans les gares.

En effet, 50 à 75 % des kilomètres parcourus en vélo électrique l’étaient auparavant en voiture. Et un usager des consignes à vélos sur huit devient un utilisateur régulier des transport collectifs, alors qu’il utilisait auparavant sa voiture sur l’ensemble du trajet.

Le covoiturage régulier, de courte et moyenne distance (inférieure à 80 kilomètres), engendre lui aussi « un gain environnemental (émissions de polluants et de CO2) conséquent », souligne l’Ademe.

Par exemple, l’impact du dispositif de covoiturage mis en place auprès des habitants du Grand Lyon pour leurs déplacements de leur domicile vers leur lieu de travail ou d’étude « est estimé à 1 250 tonnes/an de CO2« , a calculé l’Ademe.

En termes d’emploi, le « déploiement massif des services vélos » permettrait notamment de créer 2 200 emplois équivalent temps plein (ETP) dans le secteur des vélo-écoles et de 600 à 1 000 ETP dans la location de vélos sur une longue durée, estime l’agence.

 

* Sources :

Étude d’évaluation sur les services vélos, Ademe, septembre 2016

Synthèse technique relative au développement du covoiturage régulier de courte et moyenne distance, Ademe, septembre 2016

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