L’État officialise des mesures de soutien au covoiturage

Développement durable

Le gouvernement a officialisé samedi 6 juin 2020 plusieurs mesures de soutien au covoiturage, prévues par la récente loi sur les mobilités et très attendues par des plateformes en quête de subventions locales.

« Afin de rendre nos déplacements plus vertueux et lutter contre l’usage individuel de l’automobile, Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État chargé des Transports, poursuivent la mise en place d’un cadre favorisant le déploiement du covoiturage au quotidien », a annoncé dans un communiqué le ministère.

Il s’exprimait à l’occasion de la publication de deux décrets au Journal officiel. Ils officialisent des dispositions de la loi adoptée fin 2019 sur les mobilités (LOM).

Ces décrets permettent « la mise en place d’incitations financières par les collectivités pour les passagers comme pour les conducteurs », explique le ministère. « Ces allocations permettent alors de réduire le prix de la place pour le passager. »

Les décrets, qui précisent notamment les modalités de calcul des aides ou des indemnités, s’adressent essentiellement aux régions et, dans le cas de l’Île-de-France, à Île-de-France Mobilités, l’organisme public qui y gère les transports.

« Plusieurs dizaines de collectivités expérimentent déjà des politiques d’incitation financières au covoiturage », comme en Île-de-France et à Nantes, rappelle le ministère. Mais « la mise en place d’un cadre stabilisé va permettre à de tels dispositifs de se déployer sur les territoires en complément des politiques conduites par les employeurs ».

Le ministère a fait du covoiturage domicile-travail une priorité : l’objectif est de tripler le phénomène en cinq ans afin d’atteindre 3 millions de « covoitureurs », au moins.

Plusieurs applications se sont déjà développées ces dernières années pour mettre en relation des conducteurs cherchant à rentrer dans leurs frais ou à avoir un peu de compagnie avec des passagers se rendant au travail.

Mais les acteurs du marché, comme le groupe BlaBlaCar, admettent que leur modèle peut difficilement fonctionner sans subvention et attendaient donc avec impatience ces décrets.

« Sans subvention et sans LOM, c’est très compliqué de faire vivre ça », admettait en janvier 2020 Nicolas Brusson, directeur général du groupe.

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