« Parisculteurs » : des légumes, du miel et de la bière cultivés sur les toits de Paris

Développement durable

Quelque 425 tonnes de fruits et légumes, 95 kg de miel et 8 000 litres de bière en plus de celle à déguster directement à partir d’une houblonnière cultivée sur le toit de l’Opéra-Bastille, seront produits chaque année à Paris grâce à l’opération de végétalisation « Parisculteurs » dont les lauréats ont été dévoilés jeudi 3 novembre 2016.

Un total de 33 projets, sur 144 reçus, ont été sélectionnés pour occuper quelque 5,5 hectares sur les toits, terrasses, marches, voire parkings mis à disposition, pour 13 d’entre eux, par la ville de Paris, et pour 20 par des partenaires (bailleurs sociaux, RATP, entreprises privées, etc.).

L’opération « Parisculteurs », dont cette première tranche a été lancée en avril dernier, fait partie d’une série d’initiatives de la ville de Paris pour offrir à la culture, d’ici à 2020, 100 hectares dont 30 dédiés à l’agriculture urbaine dans la capitale.

Il s’agit de « relever le défi climatique et alimentaire, et la végétalisation comme l’agriculture urbaine sont une des solutions », a déclaré Pénélope Komites, adjointe aux Espaces verts de la maire de Paris Anne Hidalgo (PS), qui dévoilait les lauréats de cet appel à projets.

Les projets sélectionnés, comme demandé, proposent des techniques variées de culture (aquaponie, hydroponie, permaculture, culture en bac, champignonnière, etc.).

Le plus majestueux, de 5 000 m2, surplombera quatre toits-terrasses de l’Opéra-Bastille où seront créées une ferme maraîchère et une houblonnière. Une brasserie sera installée pour fabriquer de la bière sur le site.

D’autres espaces au contraire dépassent à peine les 130 m2 comme une « ferme de la Bourse » sur un toit du IIe arrondissement, où seront cultivés légumes, fruits et aromates.

L’établissement universitaire du Campus des Cordeliers dans le Ve produira du miel, du houblon et des légumes, dont les paniers seront distribués aux étudiants.

Sur les 730 m2 de toit de la médiathèque Françoise-Sagan (Xe), la production sera consommée sur place, dans un bar-restaurant.

Le réservoir de Grenelle (XVe), avec ses deux bassins, produira légumes et poissons d’eau douce, tandis que le parking Raymond-Queneau (XVIIIe) se transformera en champignonnière avec champignons sur marc de café.

Les mises en culture vont démarrer début 2017.

La ville donne 2,5 millions d’euros pour adapter les bâtis (étanchéité, garde-corps, etc.) et 400 000 euros pour accompagner les projets. Ces derniers permettront par ailleurs la création de 50 emplois en insertion.

 

Copyright © AFP : « Tous droits de reproduction et de représentation réservés ». © Agence France-Presse 2016

Posté le par

Recommander cet article

Réagissez à cet article sur le forum