Strasbourg lance son premier service d’autopartage « libre » et « flexible »

Développement durable

L’eurométropole de Strasbourg a lancé lundi 11 mai un service de location de voitures partagées « sans stations ni réservation », dans l’espoir de réduire la part de la voiture dans les modes de transports quotidiens.

La municipalité se targue d’être la première ville de France à combiner un service « d’autopartage » avec un système qui permettra à ses usagers de garer un véhicule partagé sur n’importe quelle place de parking libre du centre-ville.

Ce nouveau service, qui se veut « flexible et accessible », est proposé par la société strasbourgeoise d’autopartage Citiz en partenariat avec la municipalité alsacienne. Citiz avait lancé à Strasbourg autour des années 2000 l’un des premiers systèmes de voitures partagées en France.

« L’intérêt, c’est qu’il n’y a pas d’espace réservé sur la voirie. Vous vous garez sur des places disponibles sans payer », a indiqué le maire PS de Strasbourg, Roland Ries, lors d’une présentation de ce service à la presse, en soulignant que « l’autopartage peut permettre de réduire le nombre de véhicules en circulation ».

La municipalité prendra en charge une partie des coûts de stationnement, estimés à une cinquantaine d’euros par an et par véhicule, qui seront inclus dans les forfaits des abonnements.

Le service sera lancé dans un premier temps dans l’hypercentre de Strasbourg et le quartier Neudorf, en proche banlieue du centre-ville. Il sera couplé d’une application qui permettra de repérer en temps réel, sur smartphone, les endroits avec les véhicules disponibles.

Une fois réservée, la voiture sera bloquée 15 minutes, le temps pour la personne de récupérer le véhicule et les clés dans la boîte à gants.

Le directeur de Citiz, Jean-Baptiste Schmider, espère que le nouveau service contribuera à faire baisser le nombre de voitures en circulation en ville, selon le principe qui veut qu’« une voiture partagée remplace 7 à 9 voitures particulières », dans la continuité du travail de « démotorisation urbaine » engagé par sa  société d’autopartage.

Selon Citiz, la part des propriétaires de voitures parmi les adeptes de l’autopartage serait passée ces dernières années de 65 % à 25 %.

La nouvelle flotte de véhicules est composée de 30 voitures à essence Smart forfour, dont les moteurs ont été assemblés à l’usine Smart de Hambach (Moselle).

L’autopartage aiguise d’ores et déjà les appétits d’autres prestataires. M. Ries a indiqué à la presse avoir été approché par le groupe industriel Bolloré, qui après avoir installé des services d’autopartage de voitures électriques à Paris, Lyon et Bordeaux, souhaite implanter un service similaire à Strasbourg.

 

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