Une campagne « citoyenne » pour valoriser les communes sans pesticides

Développement durable

La campagne « Zéro phyto, 100 % bio » sensibilise les collectivités à la réduction de l’usage des pesticides et à la promotion de l’agriculture biologique, dans les cantines notamment.

En 2020, les communes ne pourront plus utiliser de produits phytosanitaires dans les espaces verts ; ce sera également le cas pour les particuliers à partir de 2022.

Une loi, adoptée le 6 février 2014, encadre désormais l’emploi des pesticides sur le territoire mais de nombreuses communes se sont déjà engagées dans une telle démarche, sans attendre cette obligation légale. Mi-janvier, cinq associations environnementales* ont lancé une « mobilisation citoyenne » nationale, pour sensibiliser les élus au « Zéro phyto, 100 % bio ». Objectifs : recenser et encourager les collectivités qui réduisent l’usage des pesticides ou agissent en faveur de l’agriculture biologique.

Cartes interactives

L’originalité de la campagne consiste à inciter les citoyens à interpeller leur maire, à l’aide de questionnaires et d’outils téléchargeables sur un site dédié : exemples de communes pilotes, textes de loi, films, liens internet, arguments destinés à « démonter les préjugés », courriers-types… Ils sont invités à interroger les élus – par courrier, par téléphone ou lors des réunions publiques – sur l’usage des pesticides dans la commune et l’offre de produits « bio » en restauration collective.

La mobilisation peut être relayée sur le terrain, par la presse ou dans les médias sociaux. Cette action des citoyens complète un recensement national**, pour lequel 30 000 communes ont reçu un questionnaire ; près de neuf cents d’entre elles étaient déjà recensées fin février.

Les résultats de l’enquête sont reportés sur des cartes interactives qui seront rendues publiques à l’occasion de la « Semaine pour les alternatives aux pesticides », du 20 au 30 mars.

Labelliser les collectivités exemplaires

Début avril, le collectif diffusera un questionnaire plus détaillé afin de noter la démarche des communes et de labelliser les collectivités exemplaires en matière de pesticides et de promotion de l’agriculture biologique. Les labels seront octroyés aux communes pendant la première quinzaine de juin, lors du « printemps bio ».

Rappelons qu’à l’issue du Grenelle de l’environnement, le gouvernement avait décidé de réduire de 50 % l’usage des pesticides à l’horizon 2018. Or, 65 000 tonnes de produits phytosanitaires sont encore utilisées chaque année. L’agriculture « bio » devait, elle aussi, être développée, par le triplement des surfaces cultivées en 2012, et l’introduction de 20 % de produits « bio » en restauration collective publique. Selon le collectif, les cultures stagnent, et moins de 3 % des repas servis sont « bio ».

 

Marie Gasnier

 

* Agir pour l’environnement, Bio Consom’acteurs, collectif citoyen Les engraineurs, Générations futures, NatureParif.

** www.villes-et-villages-sans-pesticides.fr affiche les communes qui s’engagent à réduire ou à supprimer les pesticides. www.villes-et-villages-bio.fr répertorie celles qui développent l’agriculture bio et proposent des produits bio dans les cantines

Weka vous propose de découvrir cet extrait de Pratique du développement durable des territoires :

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