Atteindre 30 minutes d’activité physique par jour à l’école

Éducation

Le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse avance des propositions pour inciter les élèves à pratiquer 30 minutes d’activité physique par jour à l’école.

En collaboration avec Paris 2024, l’Éducation nationale s’engage pour que chaque élève bénéficie d’au moins 30 minutes d’activité physique quotidienne, indépendamment de l’éducation physique et sportive (EPS), discipline d’enseignement obligatoire. Pour atteindre cet objectif, la Direction générale de l’enseignement scolaire a lancé, début février 2020, un appel à manifestation d’intérêt.

Son ambition : « susciter un mouvement d’adhésion autour d’un objectif partagé au service du bien-être des élèves et de leur santé, et au bénéfice de leurs apprentissages ». Les formes que peuvent prendre les « 30 minutes d’activité physique quotidienne » sont variées et doivent être adaptées au contexte de chaque école. Elles peuvent être fractionnées et combinées sur les différents temps scolaires, mais aussi périscolaires. Les temps de récréation peuvent aussi être investis pour amener les enfants à se dépenser davantage et lutter contre la sédentarité avec des pratiques ludiques, explique le ministère.

Ce projet est donc complémentaire de l’enseignement de l’EPS, qui contribue aussi à l’éducation à la santé. Dans les faits, l’Éducation nationale préconise de développer 30 minutes d’activité physique les jours où il n’y a pas d’enseignement d’EPS programmé. Son appel à manifestation d’intérêt se veut « un cadre souple basé sur le volontariat » :

  • Il ne vise pas à imposer à l’ensemble des écoles un modèle uniforme ou contraignant, mais à proposer des pistes, des outils et des exemples ;
  • Une plate-forme numérique permettra de valoriser les expériences menées au sein des écoles ;
  • Un accompagnement pourra être proposé, à la demande des équipes pédagogiques : supports, rencontres avec des intervenants dans le domaine des activités physiques et sportives, rencontres avec des sportifs de haut niveau… ;
  • Un challenge national récompensant les meilleures initiatives pourra être proposé.

L’activité physique quotidienne doit s’appuyer sur l’environnement existant. Une tenue sportive n’est pas nécessaire, la cour d’école, les locaux scolaires et les abords de l’école doivent être utilisés en priorité.

Pour inciter les écoles à s’engager dans cette voie, le ministère présente plusieurs exemples de projets déjà mis en œuvre :

  • Pratique de jeux collectifs et traditionnels ou d’activités physiques ludiques : course de relais 2024 m organisée dans l’académie de Créteil ;
  • « Récréation active » : À l’école Pasteur en REP+ à Athis-Mons (Essonne), trois zones de jeux de cours sont délimitées : zone sportive (jeux de ballons), zone de course (jeux de course, chat), zone jeux traditionnels (craies, cordes…) ;
  • Dispositif « Cours le matin, EPS et Sport l’après-midi » : permettant la pratique d’activité physique et sportive quotidienne, celui-ci pourrait être développé à la rentrée 2020, après une année d’expérimentation ;
  • Les Défi Récré et le document pédagogique « Jeux d’antan : jeux d’enfants » de l’USEP (Union sportive de l’enseignement du 1er degré) pourraient être davantage diffusées.

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