Éducation : les syndicats espèrent que Benoît Hamon poursuive les réformes lancées

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Les principaux syndicats de l’Éducation nationale espèrent que leur nouveau ministre Benoît Hamon, nommé mercredi, poursuive les chantiers engagés et leur donne des garanties sur les 60 000 créations de postes promises, ont-ils indiqué à l’AFP.

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Les principaux syndicats de l’Éducation nationale espèrent que leur nouveau ministre Benoît Hamon, nommé mercredi, poursuive les chantiers engagés et leur donne des garanties sur les 60 000 créations de postes promises, ont-ils indiqué à l’AFP. « On attend du nouveau ministre une continuité sur un certain nombre de dossiers avec ce qu’a fait Vincent Peillon », qu’il « poursuive la refondation de l’école« , a expliqué Bernadette Groison, présidente de la FSU, première fédération de l’Éducation. « On espère qu’il arrive avec la garantie qu’il ne touchera pas aux 60 000 postes » promis sur le quinquennat, a-t-elle estimé. « On souhaite qu’il y ait des éléments de continuité », a demandé Laurent Escure, secrétaire général de l’Unsa-Éducation, deuxième fédération. Sur la refondation de l’école, « on avait posé des bases, mais il reste « des discussions en cours » sur la définition des programmes et sur les personnels, qui doivent se poursuivre. Vincent Peillon « avait une forte connaissance de l’éducation, c’était agréable pour le dialogue social », a-t-il souligné, estimant qu’avec Benoît Hamon, « on va pouvoir parler sans aucune difficulté ». Frédéric Sève, secrétaire général du Sgen-CFDT, a salué « le travail accompli par Vincent Peillon ». « Je souhaite que Benoît Hamon s’inscrive dans les grandes lignes de la refondation, mène à terme les chantiers » et s’attaque aux dossiers restants, « la réforme du collège et le bilan de la réforme du lycée ». « Vu les orientations de Benoît Hamon au PS, on peut penser que les 54 000 emplois programmés pour l’enseignement scolaire seront sécurisés », a salué Frédérique Rollet, co-secrétaire générale du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire. M. Peillon « laisse un bilan contrasté, il a fait beaucoup de choses, mais il n’a pas répondu aux mesures d’urgence et provoqué une insatisfaction dans la profession, même s’il pratiqué un dialogue digne de ce nom ».

« Il y a des dossiers qui ont avancé mais de gros chantiers sont encore devant nous », a déclaré Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, citant « la priorité aux écoles primaires qui ne doit pas tomber aux oubliettes, les programmes et la mise en œuvre d’un grand plan de formation continue pour les enseignants. Il faudra aussi réexaminer le dossier des rythmes ». Valérie Marty, présidente de la fédération de parents d’élèves Peep, demande une modification du décret sur les rythmes scolaires. Mais pour Paul Raoult, président de la FCPE, « ce serait une très grave erreur de revenir en arrière ».

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