Grenelle de l’Éducation : mieux associer les collectivités aux politiques éducatives

Éducation

Le gouvernement vient de publier la synthèse du Grenelle de l’Éducation initié à la rentrée 2020 pour engager une évolution du système éducatif.

Amorcé à la rentrée 2020, le Grenelle de l’Éducation s’est déployé jusqu’à ce mois de février 2021. En s’appuyant sur la contribution de toutes les parties prenantes – personnels, parents d’élève, syndicats et société civile -, qui ont participé à dix ateliers, le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports veut engager, dès 2021, « une évolution profonde du système éducatif et des métiers des personnels de l’Éducation nationale ».

Le ministère vient de publier en ligne la synthèse des dix ateliers du Grenelle de l’Éducation. Plusieurs propositions formulées par les participants visent à renforcer les liens entre les collectivités locales et le système éducatif.

L’atelier « Autonomie et déconcentration » comportait un axe 3 intitulé « Mieux associer toutes les parties prenantes au projet de l’établissement ». Ses participants ont insisté sur le fait que les élus municipaux (maires et maires adjoints) expriment un besoin d’information au meilleur niveau et d’échanges restreints et formalisés sur les politiques éducatives déployés par les ministres et les académies. La collectivité ne doit pas se vivre comme un simple prestataire de services. En sens inverse, les autorités éducatives gagneraient à une information plus forte sur les projets municipaux ou métropolitains dans le domaine éducatif et au-delà.

Les participants suggèrent donc la création d’un Conseil communal restreint (biannuel) des écoles et de la réussite éducative ou de Rencontres éducatives bilatérales. Ce conseil serait composé des personnes suivantes : maire ou adjoint Éducation de la commune, directeurs d’école, inspecteur de l’Éducation nationale (IEN), recteur ou directeur académique des services de l’Éducation nationale (DASEN), dans toutes les villes de plus de 20 000 habitants. Cette instance serait rendue facultative pour les communes plus petites.

Il a aussi été souhaité que s’élabore, entre la collectivité référente et l’État, une charte de bonnes pratiques pour aboutir à des conventions de gestion avec les établissements permettant de bien gérer les deniers publics, de dégager des marges financières favorisant l’autonomie de l’établissement, d’avoir les moyens financiers de faire vivre le Plan d’autonomie et de réussite d’établissement (PARE).

Dans ses conclusions, l’atelier « Gouvernance » recommande, quant à lui, de désigner, au sein de chaque collectivité, un référent unique pour chacun des pilotes de l’Éducation nationale (directrice, directeur d’école, chef d’établissement). Les interlocuteurs au quotidien des collectivités dans les établissements sont bien identifiés et en nombre limité : directeur, IEN, principal, proviseur, gestionnaire… En revanche, en face de ces interlocuteurs, on trouve dans certaines collectivités plusieurs services, qui varient en fonction des structures. Se rapprocher des différentes collectivités, afin que chacune identifie un référent unique pour le pilote de l’école ou de l’établissement, faciliterait la gouvernance partagée, soulignent les participants à l’atelier.

Posté le par

Recommander cet article