Les élus de France urbaine veulent évaluer la réforme des rythmes scolaires

Éducation

Coût pour la collectivité, fatigue des élèves, difficultés d’organisation, contenu pédagogique… : la réforme des rythmes scolaires a-t-elle réellement un impact positif sur l’apprentissage ?

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Éducation RYTHMES SCOLAIRES : UNE EXPÉRIMENTATION À PÉRENNISER Voir le dossier

Déjà difficile à appliquer, la réforme des rythmes scolaires coûte cher aux collectivités, d’autant plus qu’elle intervient en pleine baisse des dotations. Mais les moyens financiers déployés permettent-ils vraiment d’améliorer les performances scolaires, ce que la réforme est censée entraîner en apportant aux enfants les meilleures conditions d’apprentissage ? Pour répondre à cette question, soulevée par la commission éducation de l’association d’élus, le 27 janvier, France urbaine souhaite rencontrer prochainement la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Objectif : envisager une évaluation conjointe des activités périscolaires par les collectivités locales et le ministère.

Les élus considèrent nécessaire de mesurer différemment les impacts de la réforme pour la maternelle et l’école élémentaire. Plus jeunes, les élèves de maternelle ressentiraient davantage la fatigue.

L’évaluation porterait également sur la fatigue des parents mais aussi sur l’amélioration des résultats scolaires. L’efficacité des investissements par rapport aux actions devrait être mesurée, ainsi que la modification de fonctionnement de l’école et la nouvelle organisation entraînés par la demi-journée supplémentaire (recrutements, qualifications…). France urbaine demande aussi qu’une étude de l’impact des nouveaux rythmes sur l’organisation pédagogique des temps périscolaires et sur l’activité des associations partenaires de l’école soit conduite avec le ministère de la Jeunesse et des Sports.

Auditionné par la commission, le directeur adjoint du cabinet de Najat Vallaud-Belkacem, Olivier Noblecourt, a présenté les initiatives sur la laïcité et sur la citoyenneté, que le ministère a lancées après les attentats de janvier 2015. Par exemple, la progressivité par cycles de trois ans permet de vérifier la maîtrise du français et des mathématiques à l’issue de chaque cycle. Ainsi, en CE2 – qui correspond à la fin du cycle 2 – les compétences seront évaluées et suivies d’une « évaluation/remédiation » immédiate. Un parcours citoyen, du CP à la terminale, a été créé pour favoriser la construction de l’individu et du citoyen, et pour développer la culture de l’engagement.

L’enseignement laïc des faits religieux est également inscrit dans les nouveaux programmes : formation spécifique des enseignants intégrée aux concours, étude de la laïcité dans les écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE), formation continue assurée par 1 200 enseignants eux-mêmes formés.

La commission éducation de France urbaine se réunira à nouveau le 9 mars prochain.

 

Marie Gasnier

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