Qui sont les personnels de direction des EPLE ?

Éducation

C’est une question à laquelle le Bilan social 2010 des personnels de direction, mis en ligne en avril 2011 par la Direction générale des ressources humaines, apporte des éléments de réponse. Intéressons-nous, dans un premier temps, aux aspects sociologiques de cette catégorie professionnelle. (1/2)

On recense près de 14 000 personnels de direction à la rentrée scolaire 2010 (13 954 précisément). L’âge moyen est de 52 ans et leur entrée dans la fonction a lieu autour de 42 ans. Concernant leur niveau de carrière, 10 % d’entre eux sont à la hors-classe. Ils exercent pour leur grande majorité en collège (65 %).

L’accès au corps des personnels de direction

Le bilan social des personnels de direction 2010 fait état d’une augmentation de 11 % du nombre d’inscriptions aux concours de recrutement 2010. La DGRH y voit « un encouragement dans la poursuite du développement de l’attractivité des fonctions de direction ». Elle se base sur les vœux d’affectation : 217 femmes et 177 hommes ont postulé à un poste d’adjoint et 1 716 femmes et 2 333 hommes ont cherché à obtenir un poste de chef d’établissement.
Au total, 909 personnes ont été recrutées et nommées en tant que personnels de direction via trois modes de recrutement : les concours de 2e et 1re classes (759 recrutés), la liste d’aptitude (52 recrutés) et le détachement (98 recrutés). Parmi eux, les enseignants représentent « 78 % des lauréats des deux concours avec une majorité de femmes ».

La place des femmes

Le bilan social 2010 a porté « une attention particulière à la place des femmes dans le corps des personnels de direction » en raison des « évolutions récentes de la parité » et de son « actualité nationale ».
Plusieurs éléments se dégagent :

  • Les femmes postulent davantage que les hommes aux postes d’adjoint.
  • À chaque étape de leur carrière au sein du corps des personnels de direction, les femmes sont moins représentées que les hommes.
  • Seulement 45 % des chefs d’établissement sont des femmes.
  • La « non-parité » est la plus manifeste au niveau du type d’établissement d’exercice. En effet, plus l’établissement est important, moins les femmes sont présentes. On ne les retrouve qu’à hauteur de 25 % dans les établissements de 4e catégorie et de 35 % dans ceux de 4e catégorie exceptionnelle.
  • C’est dans les collèges que les femmes sont le plus affectées juste après leur recrutement. C’est le cas pour 74 % d’entre elles alors que du côté des hommes, cela concerne 64 % des recrutés.
  • À l’inverse, elles sont peu affectées en lycée (16 % de femmes pour leur premier poste). Du côté des hommes, 25 % d’entre eux débutent en lycée.

Posté le par Rédaction Weka

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