Rapport IG sur le rapprochement lycée-université

Éducation

En décembre 2013, l’Igaenr et l’Igen ont remis un rapport sur « l’évaluation des expériences de rapprochement et d’articulation des formations de premier cycle du supérieur entre lycées et universités ».

Constatant de nombreuses expérimentations sur le champ du Bac + 3/Bac – 3, les IG émettent plusieurs réserves : grande disparité et hétérogénéité des dispositifs (organisation très légère à trop lourde), peu d’élèves/étudiants concernés au final, un rapport qualité/coût/efficience discutable. En l’état actuel, l’IG préconise de ne pas développer plus de partenariats mais de travailler sur l’aspect qualitatif. Elle relève en particulier le coût élevé de ces classes pour le lycée et l’université sans que le bénéfice n’apparaisse clairement par rapport à une scolarité qui se ferait entièrement à l’université dans une licence sélective.

Ses principaux reproches

  • Un manque de cadrage, de pilotage et de coordination dans un cadre partenarial entre les rectorats et l’enseignement supérieur : en effet, les initiatives sont souvent plus locales que portées réellement par des politiques académiques.
  • L’absence d’évaluation des expériences réalisées et son corollaire, le peu de diffusion/mutualisation des bonnes pratiques.

Ses préconisations

Trois domaines sont à travailler pour développer le rapprochement lycée/université :

  • Les actions d’information à destination des élèves et des professeurs

Elles pourraient prendre diverses formes : conférences thématiques, immersions, séminaires… et être organisées plusieurs fois par an soit au lycée soit à l’université. L’IG invite les rectorats et les universités à se coordonner pour cela et insiste sur le caractère obligatoire que devraient présenter ces actions. Sur le plan de l’implication des acteurs eux-mêmes, « les opérations d’immersion de courte durée » des lycéens dans l’université pourraient être encouragées. Du côté des enseignants, « la participation d’universitaires à des actions de formation continue, notamment dans le cadre des Espé ne peut que favoriser le rapprochement entre lycée et université ».

  • Les licences professionnelles adossées à un lycée

Elles ne sauraient, toutefois, se développer sans « un cadre partenarial étroit avec l’université ». Ce qui est visé c’est, par exemple, la mutualisation des ressources enseignantes et techniques entre l’IUT et le lycée. Du côté des élèves, cela permet aussi à des étudiants boursiers d’accéder plus facilement à des études supérieures de niveau licence, voire au-delà.

  • Les classes préparatoires économiques et commerciales de troisième année

Cela nécessite une plus grande publicité autour de l’existence de ces filières. L’avantage principal de l’implantation en lycée de cette classe préparatoire, combinée avec l’inscription en licence à l’université, réside dans le fait qu’ainsi, les étudiants peuvent bénéficier d’une « double culture qu’ils revendiquent comme étant un élément fort de cette formation ».

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