Rythmes scolaires : l’aide de l’État aux communes prolongée d’un an

Éducation

L’aide financière de l’État accordée aux collectivités pour la mise en place de la semaine de quatre jours et demi dans toutes les écoles sera prolongée d’un an, jusqu’en 2015-2016, a annoncé mercredi Benoît Hamon.

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Éducation RYTHMES SCOLAIRES : UNE EXPÉRIMENTATION À PÉRENNISER Voir le dossier

« Pour une année supplémentaire, le fonds d’amorçage, calibré sur les communes qui connaissent le plus de difficultés (…), sera prolongé », a déclaré le ministre de l’Éducation nationale sur France Inter, sans préciser le montant de l’aide. Les maires réclamaient une pérennisation du fond d’amorçage de 250 millions d’euros mis à disposition par l’État pour l’application de la réforme des rythmes scolaires, qui s’accompagne de nouvelles activités périscolaires. L’aide était initialement prévue pour les deux premières années de mise en place de la réforme, 2013-2014 et 2014-2015.

En ce qui concerne le montant, M. Hamon s’est borné à promettre qu’il serait « adapté » aux besoins. « On estimera le montant en fonction des difficultés réelles rencontrées dans certains territoires ruraux, dans un certain nombre de communes », a-t-il dit, assurant que « l’engagement du gouvernement est clair ». Selon les estimations de l’Association des maires de France (AMF), la réforme coûterait en moyenne 150 euros par enfant aux communes, soit près d’un milliard d’euros par an. La prolongation de l’aide de l’État « est une manière pour nous de dire que nous voulons que la réforme s’applique partout parce que c’est l’intérêt de l’enfant », a expliqué le ministre, ajoutant qu’il avait toutefois « entendu » le message des maires.

Fin avril, Benoît Hamon a tenté de « dépassionner » le débat autour de cette réforme emblématique lancée par son prédécesseur, Vincent Peillon, en proposant des « assouplissements » et en ouvrant la voie aux « expérimentations » moyennant des dérogations, tout en maintenant le principe des cinq matinées par semaine consacrées aux apprentissages fondamentaux, dans toutes les classes à la rentrée prochaine.

Le décret complémentaire, qui doit être présenté mercredi au Conseil de ministres, accorde la possibilité aux maires de regrouper les activités périscolaires dans une seule demi-journée pour faciliter leur organisation et leur financement, notamment en milieu rural. Le nouveau texte lance aussi l’idée d’alléger la semaine en passant de 24 heures à 23 heures de cours hebdomadaires, en rognant sur les vacances scolaires.

Copyright © AFP : « Tous droits de reproduction et de représentation réservés ». © Agence France-Presse 2014

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Rythmes scolaires : l'expérimentation des 4,5 jours à l'école Sanquer, à Brest (2009-2013)

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Comment financer la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, comment organiser les temps et les espaces, comment recruter et former les personnels d’animation, comment réorganiser les transports scolaires, la cantine…, autant de questions qui ont dicté le choix de 80 % des communes d’attendre la rentrée de 2014 pour appliquer la réforme des rythmes scolaires.

Petit retour en arrière. En 2008, Xavier Darcos annonce le retour à la semaine de 4 jours. À Brest, au bout d’une année, les élus locaux emmenés par le maire de la ville proposent l’expérimentation de la semaine de 4,5 jours à l’occasion d’une réunion bilan. L’école élémentaire Sanquer et le Patronage laïque répondent à cette proposition. Vote unanime du conseil d’école mais seulement 51 % des parents y étaient favorables. L’expérimentation de la semaine de 4,5 jours débute donc à l’école Sanquer en septembre 2009. Elle concerne 7 classes, soient 170 élèves.

Ce dossier de la collection « Les Focus Weka » offert gracieusement consacre les témoignages des principaux partenaires : concertation, échange, confiance, enthousiasme, savoir-faire en sont les mots-clés. Avec comme unique et constante préoccupation, le bien-être des enfants.

Au sommaire de ce numéro :

  • Entretien avec Marc Sawicki, adjoint au maire en charge de la politique éducative locale, à Brest
  • Entretien avec Yann Guével, adjoint au maire en charge des équipements socio-culturels et du patrimoine, à Brest
  • Entretien avec Philippe Le Bian, directeur de l’école élémentaire Sanquer, à Brest
  • Entretien avec Patrick Belloeil, responsable du Patronage laïque municipal Sanquer
  • Entretien avec Paul Monnoyer, responsable du projet éducatif local de Brest
  • Pour en savoir plus

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