Sénatoriales : un nouvel hémicycle qui ressemble fort au précédent

Élus

Peu de nouvelles têtes, moins de femmes et une moyenne d’âge qui dépasse toujours les 60 ans : les élections sénatoriales de dimanche 27 septembre 2020 n’ont permis qu’un renouvellement limité de la Chambre haute.

Prime aux sortants

Sur les 172 sénateurs élus dimanche, 94, soit 55 %, sont des sortants. Ils sont même 95 en comptant la sénatrice LR sortante Nicole Duranton, deuxième sur la liste de Sébastien Lecornu et qui devrait remplacer le ministre de l’Outremer qui compte rester au gouvernement.

En plus de M. Lecornu, un autre ministre a été élu sénateur dimanche : Jean-Baptiste Lemoyne (Tourisme), qui va laisser sa place à sa suppléante Marie-Agnès Evrard.

Par ailleurs, trois députés, Valérie Boyer (Bouches-du-Rhône, LR), Stéphane Demilly (Somme, UDI) et Philippe Folliot (Tarn, LREM), ont été élus sénateurs et devront quitter le Palais Bourbon s’ils veulent rejoindre celui du Luxembourg.

Léger rajeunissement

La moyenne d’âge du Sénat s’établit à 60 ans et 4 mois, contre 63 ans et 8 mois avant le scrutin. Soit une aisse de 3 ans et 4 mois.

Ce rajeunissement est illustré par l’arrivée de 77 nouvelles têtes, âgées en moyenne de 55 ans et 10 mois.

Benjamin de la Ve République

Parmi elles figure le plus jeune sénateur de l’histoire de la Ve République, le socialiste Rémi Cardon, élu dans la Somme à seulement 26 ans, 4 mois et 24 jours. Il détrône David Rachline, élu en 2014 pour le Front national à 26 ans, 9 mois et 26 jours.

Chef de projet numérique auprès des collectivités territoriales, il est déjà conseiller municipal à Camon, en périphérie d’Amiens.

Jean-Marie Vanlerenberghe, dont le mandat n’était pas renouvelé dimanche, reste quant à lui le doyen du Sénat, à 81 ans.

Une femme en moins

Le Sénat compte désormais 118 femmes (33,9 %), contre 119 avant l’élection (34,2 %). Ces chiffres prennent en compte les deux sénatrices appelées à suppléer MM. Sébastien Lecornu et Jean-Baptiste Lemoyne.

Dimanche, 59 femmes ont été élues, soit un tiers (34,3 %) des 172 sièges renouvelés. Si la loi impose une stricte alternance d’hommes et de femmes sur les listes dans les départements où le scrutin est à la proportionnelle, cette minorité de femmes s’explique par le fait qu’elles étaient une nouvelle fois minoritaires (27 %) parmi les têtes de liste et parmi les candidats dans les départements où le scrutin est majoritaire.

Parmi les sénateurs élus dimanche, il y a plus de femmes chez les sortants réélus (34,7 %) que parmi les nouveaux (33,8 %).

Sources : Répertoire national des élus (RNE), plateforme data du Sénat, ministère de l’Intérieur

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