Près d’un million de personnes en recherche d’emploi formées en 2019

Emploi

Un total de 964 000 personnes en recherche d’emploi sont entrées en formation en 2019, soit une hausse de 19 % par rapport à l’année précédente, notamment grâce au plan d’investissement dans les compétences (PIC), lancé un an plus, selon un rapport publié jeudi 15 octobre 2020.

Le PIC, lancé en 2018, est destiné à former un million de jeunes décrocheurs et un million de demandeurs d’emploi d’ici 2022.

Le tout premier rapport du comité scientifique de suivi de ce programme se focalise principalement sur l’état des lieux de la formation, montrant notamment qu’en 2019 près de 450 000 formations ont été financées par Pôle emploi (344 000 en 2018), 380 000 par les régions (347 000 en 2018) et 54 000 par l’État (25 000), entre autres.

Les formations de Pôle emploi répondent à des besoins immédiats de main-d’œuvre et favorisent un accès rapide à l’emploi, tandis que celles des régions sont tournées vers des parcours longs et l’accès à une qualification et/ou un diplôme. Ce qui explique que les durées des formations des régions (5,5 mois) soient presque trois fois plus longues que celles commanditées par Pôle emploi (2,3 mois), une constante depuis 2015.

Depuis 2015, la part des moins de 25 ans en formation a diminué progressivement de 33 % à moins de 25 %, au profit des seniors et des demandeurs d’emploi de plus de 25 ans.

Ce recul s’explique par le fait que les chercheurs d’emplois parmi les moins de 25 ans ont reculé entre 2015 et 2019. Autre explication : le développement d’une offre alternative à la formation entre 2015 et 2019, comme la garantie jeunes (gérée par les missions locales) ou le service civique.

Le comité note un accompagnement vers l’emploi « peu développé » mais ne dispose pas « à ce stade d’une mesure de l’insertion professionnelle de l’ensemble des sortants de formations dans le contexte du PIC ».

Avant le déploiement de ce programme, dans les six mois qui suivaient la fin de la formation, plus de 50 % des demandeurs d’emploi accédaient à un emploi d’un mois ou plus, en 2017 et 2018.

Le comité pointe le fait que le PIC « a été pensé et organisé pour une période de reprise, postérieure à la crise de 2008, durant laquelle on anticipait une augmentation, progressive mais régulière, de la demande de travail ». Or « la crise sanitaire a profondément bouleversé le marché du travail français », un sujet sur lequel le comité ne se penche pas dans ce premier rapport.

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