Une mission sur la conciliation des temps professionnel et familial des parents

Enfance et famille

Le gouvernement veut susciter de nouvelles propositions pour mieux concilier la vie professionnelle et personnelle des parents.

La ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion et le secrétaire d’État chargé de l’Enfance et des Familles ont confié, le 4 mars 2021, à Christel Heydemann, présidente de Schneider Electric France, et Julien Damon, conseiller scientifique de l’École nationale supérieure de sécurité sociale (EN3S), une mission sur la conciliation des temps professionnel et familial des parents. Le recours massif au télétravail a exacerbé la question de la conciliation de la vie personnelle et professionnelle, expliquent Élisabeth Borne et Adrien Taquet. Aujourd’hui, près de 85 % des jeunes parents estiment manquer de temps et souhaiteraient bénéficier de congés spécifiques pour s’occuper de leur(s) enfant(s). Ce défi, réel pour toutes les familles, est encore plus important pour les familles monoparentales. « La possibilité de concilier au mieux les temps personnels et familiaux fait partie des attentes fortes des salariés, dans une société où, plus encore en temps de crise sanitaire, les frontières de la vie professionnelle et personnelle sont brouillées, confirme le secrétaire d’État chargé de l’Enfance et des Familles. Cette mission doit nous permettre de trouver la bonne articulation des temps, d’offrir des solutions concrètes aux employeurs et de contribuer à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ».

Dans ce contexte, Christel Heydemann et Julien Damon ont pour mission de :

  • Réaliser un état des lieux en matière de conciliation des temps dans le milieu professionnel et formuler de nouvelles propositions, dont les partenaires sociaux pourront se saisir afin de mieux prendre en compte la question de la parentalité en entreprise ;
  • Formuler des propositions d’évolutions du congé parental, aujourd’hui peu utilisé et mal perçu par les entreprises, et identifier l’impact de ces évolutions sur la politique des modes d’accueil de la petite enfance.

La mission va notamment s’appuyer sur les données rassemblées par l’Union nationale des associations familiales (UNAF) sur le vécu et les attentes des parents de jeunes enfants, en intégrant les spécificités territoriales, ainsi que sur le Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA) et l’Observatoire de la qualité de vie au travail, qui mèneront des enquêtes dédiées à cet effet. Les expériences d’autres pays européens viendront également nourrir la réflexion. Les propositions de Christel Heydemann et Julien Damon sont attendues pour le 1er septembre 2021.

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