FPT : et si on parlait des agents territoriaux !

Fonction publique

La fonction publique compte un peu plus de 5,3 millions d’agents dont 2,3 dans la FPT. Or, tous les discours actuels se focalisent sur l’augmentation de ses effectifs au cours des dernières années en occultant bien souvent de parler des vraies raisons de cet accroissement (notamment le transfert de compétences de l’État) et en stigmatisant le fameux millefeuille territorial, ce qui permet de se donner bonne conscience.

Jean-François Lemmet

Certes il semble nécessaire de poursuivre l’adaptation et la rationalisation de la FPT mais n’oublions pas de parler des agents qui assurent ce service public de proximité et qui ont largement montré au cours des 2 dernières décennies leurs facultés d’adaptation et leurs compétences. Certains d’entre eux ressentent aujourd’hui un sentiment de malaise, de manque de reconnaissance à leur égard, et d’insécurité dans leur devenir professionnel qu’il convient d’entendre et de prendre en compte.

Des agents compétents et impliqués dans la vie économique du pays

Les évolutions de la société ont nécessité des agents territoriaux de plus en plus de professionnalisme acquis grâce à la formation très développée dans la FPT : formation d’intégration, de professionnalisation, de perfectionnement… Outre le 1 % de la masse salariale versé au CNFPT, de nombreuses collectivités consacrent des crédits supplémentaires pour la formation qui est un enjeu essentiel pour répondre de façon plus efficiente aux besoins de la population.

Par ailleurs, la diversité des métiers, 230 recensés, traduit la forte implication des agents territoriaux dans la vie économique du pays et dans la nécessité d’assurer un service public de qualité, comme par exemple pour l’accueil des jeunes enfants dans les crèches, pour l’entretien de la voirie, pour l’aide aux personnes âgées ou en difficultés… Ils ont su évoluer dans la gestion quotidienne en intégrant les nouvelles technologies, la dématérialisation, la mutualisation des moyens… mais aussi au niveau du management où des progrès notables ont été faits.

Des agents qui ont toujours su s’adapter face aux nombreuses réformes

Ces points méritent d’être rappelés sachant que l’évolution annoncée à l’horizon 2021 connaîtra bien des aléas qu’il s’agisse de la suppression des départements, de la réduction du nombre de régions ou d’une évolution de l’intercommunalité, sans oublier la clause générale de compétence. Ces décisions de réforme de structures, de répartition des compétences s’imposeront aux agents territoriaux sachant qu’ils ne peuvent pas être tenus pour responsables d’une organisation actuellement complexe et parfois faite de doublons.

Plus de 300 000 d’entre eux travaillent dans les départements et les missions importantes  qu’ils exercent dans les domaines du médico-social, de la voirie, des collèges… devront bien continuer à être assurées demain. Ils attendent d’être rassurés sur la permanence de ces missions et sur leur utilité pour rendre un service public de qualité, d’autant plus que dans les 5 ans à venir, il y aura parmi eux de nombreux départs à la retraite.

Enfin les agents territoriaux dans leur ensemble ne peuvent pas être considérés comme des nantis dans la mesure où les trois quarts relèvent de la catégorie C et avec un salaire moyen inférieur aux deux autres fonctions publiques.

Ainsi le débat, qui s’amorce sur la FPT, s’inscrit dans un cadre politique concernant les aspects organisationnel et sociétal, mais le respect des agents, qui mettent en œuvre les décisions des élus locaux,  s’avère indispensable car ils agissent, pour l’immense majorité, dans l’intérêt général pour améliorer notre quotidien.

Jean-François Lemmet,
Conseil dans le domaine RH de la fonction publique territoriale

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Transférer des compétences

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Les communes doivent assurer différentes missions de service public, requérant des moyens toujours plus importants, humains et financiers. Toutes les collectivités, et notamment les plus petites, ne peuvent y faire face seules.

C’est pourquoi l’intercommunalité se développe. Elle permet de mutualiser les moyens pour mettre en œuvre une ou plusieurs missions qui relèveraient de la compétence des communes. Ainsi, lorsqu’un EPCI est créé, chaque commune lui transfère un certain nombre de ses compétences.

Comment choisir les compétences qu’il serait souhaitable de transférer ? Comment déterminer quelle forme de coopération intercommunale mettre en œuvre ? Quelles compétences doivent être transférer ?

Pour découvrir les réponses à ces questions, télécharger gratuitement la fiche « Transférer des compétences ».

Cet extrait du service documentaire Pratique de la direction générale des services en mairie vous est offert par les Éditions Weka.

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